Gjel : à l’université de la porcelaine russe

Les porcelaines aux motifs blancs et bleus de Gjel, à 60 km de Moscou, sont célèbres dans le monde entier. Ce que l’on sait moins, c’est que la petite ville possède sa propre université, formant de remarquables maîtres porcelainiers. Reportage. La porcelaine de Gjel fait partie des cartes de visite de la Russie. Et la protection de ses méthodes de fabrication relève de l’affaire d’État. Afin de préserver et développer ce métier d’art, le gouvernement soviétique crée dans le village de Gjel, en 1931, un lycée professionnel, transformé en 2002 en université, qui forme aujourd’hui des porcelainiers mais aussi des designers, des peintres, des sculpteurs et des spécialistes de culture russe traditionnelle.L'établissement est un imposant bâtiment de trois étages, en brique rouge. La sonnerie retentit. Un groupe d'étudiants se précipite vers l’entrée. Il est onze heures : les cours reprennent après la pause.Dans le hall de l'université, je remarque, au plafond, une boule à facettes… « C’est pour amuser les étudiants, créer une ambiance », explique, dans un sourire, Nadejda Latyeva, 23 ans, administratrice du musée de l’université, qui me sert aujourd’hui de guide.L’intérieur fait plutôt penser à un musée des arts décoratifs qu’à un établissement d’enseignement supérieur : des vases trônent à l’entrée du vestiaire orné de hauts reliefs, des mosaïques décorent les murs des couloirs, et, évidemment, des vitrines exposent, un peu partout, les porcelaines les plus diverses. « Les travaux les mieux réussis des étudiants », commente Nadejda.

28 nuances de bleu

Dans l’atelier de l’université, qui occupe une grande partie du premier étage, une dizaine d’étudiants apprennent, pas à pas, les nuances du métier. Et moi, je comprends combien la fabrication de porcelaine est un processus long et complexe. À l’heure où le monde entier passe à la production de masse assistée par des machines, à Gjel, on travaille encore entièrement à la main.

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Rusina Shikhatova

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