Le Courrier de Russie

La Tour blanche d’Ekaterinbourg reprend des couleurs

Construite au début des années 1930, la Tour Blanche est l’un des bâtiments constructivistes les plus emblématiques d’Ekaterinbourg. Crédits : LCDR/ Manon Masset

Construite au début des années 1930, la Tour blanche est l’un des bâtiments constructivistes les plus emblématiques d’Ekaterinbourg. À l’époque château d’eau faisant la fierté de tout le district industriel d’Ouralmach, elle est peu à petit devenue obsolète, pour finir quasi abandonnée. Mais c’était sans compter sur la détermination de trois jeunes architectes, qui ont pris sous leur aile ce symbole du progrès révolutionnaire pour le transformer en un espace culturel et pédagogique. Reportage.

La chute

Située en bordure d’une large route longeant le district industriel d’Ouralmach, dans le nord d’Ekaterinbourg, la tour blanc immaculé est immanquable, tant elle tranche sur le gris environnant.

Construite entre 1929 et 1931 par l’architecte Moisei Reischer, cette forteresse à quatre pattes a alimenté en eau jusque dans les années 1960 le district d’Ouralmach, véritable ville industrielle dédiée à la construction mécanique, sortie de terre sous le premier plan quinquennal de Staline.

Après sa fermeture, dans les années 1970, les idées les plus folles ont émergé quant à sa reconversion, certains proposant de transformer le château d’eau en café, d’autres en bureaux. Aucun des projets n’a cependant abouti, faute de financements.

Une fois le site privatisé, dans les années 1990, diverses entités en sont devenues propriétaires, sans jamais réellement s’en occuper. En 2006, la Croix rouge a finalement pris la tour sous sa tutelle, […]