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Tourisme agro-écologique : cinq pionniers, un vaste champ de possibles

Tourisme agro-écologique : cinq pionniers, un vaste champ de possibles

Interdiction des OGM, embargo alimentaire et substitution aux importations, développement d’un nouveau tourisme… : entre proclamations et réalité, la Russie agricole est à un tournant. Le pays dispose aujourd’hui – encore – de tout le potentiel pour devenir un leader mondial de la production biologique. Moins par idéologie, d’ailleurs, que par son inertie légendaire : la Russie possède d’immenses terres agricoles en friche, abandonnées depuis des années – et donc propres à de nouvelles plantations. Certes, il y a beaucoup à faire, et la Russie n’est pas exempte des défauts de partout ailleurs en la matière. Mais le pays a aussi une poignée d’enfants méritants et déterminés – d’authentiques pionniers du secteur de l’agriculture biologique et de l’éco-tourisme, qui pourraient bien lui frayer une voie royale. Le Courrier de Russie vous a déniché cinq de ces diamants dans des bottes de foin.

Pour un simple

Ivan Novitchikhine, ingénieur du bâtiment de formation, est arrivé à l’agriculture biologique en 2008 : sans la moindre connaissance en agronomie, simplement lassé de revenir des courses le panier vide, désireux d’offrir à ses enfants des goûts anciens – et un autre rapport au monde. Dans sa ferme, on ne laboure pas la terre, les mantes religieuses vous débarrassent des insectes parasites, et les mauvaises herbes servent d’engrais. Ivan est loin de gagner des millions, mais ses produits d’élite, certifiés bio selon les normes européennes, sont très recherchés par les amateurs en Russie. S’il emploie bien – à regret – quelques travailleurs agricoles, ce sont les bénévoles – venus de toute la Russie – qu’Ivan estime le plus. Et c’est à eux qu’il confie les tâches les plus délicates, persuadé que la terre se nourrit aussi de l’énergie mentale positive de ceux qui la travaillent. Seule ferme écologique du Sud russe, l’ecoferma d’Ivan Novitchikhine, située à Krymsk, dans la région de Krasnodar, propose aux donneurs de coups de main volontaire,

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Julia Breen