Le Courrier de Russie

« Ce n’est pas une crise que nous vivons actuellement, mais une nouvelle réalité »

Une crise financière se déclenche toujours dans le secteur bancaire, mais elle finit tôt ou tard par toucher tous les secteurs de l’économie, y compris le marché de l’immobilier. Anastasia Terekhina, Acca, senior manager du service d’audit de l’entreprise Mazars, répond aux questions de l’Économika sur l’influence de la crise sur le marché russe de la construction et de l’immobilier et aborde les perspectives de celui-ci.

L’Économika : Le secteur de la construction arrive-t-il aujourd’hui à attirer des investissements ?

Anastasia Terekhina : La difficulté à attirer des investisseurs est aujourd’hui un des problèmes majeurs sur le marché immobilier. Le volume des investissements dans l’immobilier russe a diminué de plus de 15 % au premier semestre 2016 par rapport à la même période en 2015, et de plus de 25 % par rapport à la même période en 2014.

Traditionnellement, la majorité des investissements se concentrent dans l’immobilier de bureaux. Les investisseurs russes dominent actuellement le marché des investissements dans l’immobilier. La présence d’acteurs internationaux a chuté jusqu’à un seuil minime. Selon les rapports des analystes du marché immobilier, la part des capitaux étrangers dans le volume des transactions a baissé de 30-40 % en 2011-2013 jusqu’à 2-5 % en 2015-2016. […]