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Bilan Poutine : le regard d’une enseignante

Bilan Poutine : le regard d’une enseignante

En attendant la Présidentielle du 4 mars 2012, Le Courrier de Russie a décidé de dresser le portrait, chaque semaine, de citoyens russes issus de secteurs différents et qui proposent leur propre bilan des « années Poutine », de 1999 à 2012.Evguenia  Abeluk enseigne la littérature au lycée.Evguenia  Abeluk enseigne la littérature au lycée. Ne surtout pas penser que cette femme active de 60 ans est une « simple enseignante » comme elle le fait remarquer elle-même : elle est de cette génération de passionnés, d’éminents spécialistes, qui sont invités sur les plateaux de télévision et écrivent des livres. Nostalgique de la période soviétique parce qu’il suffisait de fermer la porte de la classe pour enseigner ce qu’elle voulait, elle raconte au Courrier de Russie l’évolution de l’enseignement depuis le début des années 2000.LCDR : Comment êtes-vous arrivée dans l’enseignement?Evguenia Abeluk : En 1975, je donnais déjà des cours de littérature au « Palais de la créativité des enfants », un institut de formation soviétique. J’ai été également, par la suite, chef d’un studio de création littéraire. Puis dans les années 90, j’ai créé mon propre lycée, à l’époque c’était possible… J’étais aussi responsable de la formation philologique dans un institut moscovite qui publiait des éditions alternatives, mais qui n’existe plus aujourd’hui : le directeur a critiqué violemment le pouvoir et s’est fait virer. Je suis alors devenue une simple enseignante !LCDR : Vous ne faites plus de recherches ?E.A. :  Si bien sûr, je continue à écrire, et j’enseigne environ 3 jours par semaine à des enfants de 14 à 17 ans.

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Nina Fasciaux