Le Courrier de Russie

Ligne directe de Vladimir Poutine : l’essentiel de l’édition 2015

Le 16 avril, Vladimir Poutine s’est entretenu avec la population russe à la télévision. Voici l’essentiel de sa ligne directe.

Sur le rouble

Ces dernières années, nos salaires avaient pris le pas sur la hausse de notre productivité – dans ces conditions, la correction du cours du rouble était inévitable.

Sur la comparaison entre la Russie et l’Iran

La Russie n’est pas l’Iran : notre pays est plus grand, notre économie est plus diversifiée, notre industrie énergétique est beaucoup plus intégrée au marché que celles d’un certain nombre de pays gaziers et pétroliers.

Sur les sanctions

Nous devons profiter de la situation qui s’est créée et la tourner à notre avantage, nous devons passer à une nouvelle étape de notre développement.

Sur les dettes publiques des États-Unis et de l’UE

La dette publique des États-Unis a déjà dépassé leur PIB. C’est un signe inquiétant, non seulement pour les Américains mais pour toute l’économie mondiale. Nous ne savons pas encore comment cette situation va évoluer. La zone euro rencontre aussi pas mal de problèmes. Que peut-il se passer pour des pays dont la dette dépasse leur PIB de 174 % ?

Sur la livraison des missiles S-300 à l’Iran

Nous avons signé ce contrat en 2007. Puis, en 2010, le marché a été suspendu, du fait de problèmes liés au programme nucléaire iranien. Mais aujourd’hui, nous voyons combien nos partenaires iraniens se montrent flexibles et à quel point ils veulent réellement atteindre un compromis sur le programme nucléaire. C’est ce qui explique notre décision récente [de livrer les missiles, ndlr]. Ceux qui craignent que cet acte n’équivaille à une levée des sanctions ignorent probablement que la livraison de ces missiles n’entre pas dans la liste des sanctions de l’ONU. À l’époque, en 2010, nous avions suspendu ce marché de façon unilatérale – mais aujourd’hui, alors que l’on observe une avancée positive sur ce dossier, nous ne voyons plus de raisons de nous en tenir à cette interdiction. En outre, nos entreprises ont produit cet équipement [les missiles, ndlr], il coûte 900 millions de dollars, et personne ne s’empresse de nous rembourser ces frais. À l’époque, on nous avait pourtant laissé entendre qu’on nous l’achèterait peut-être – mais jusqu’à présent, […]