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[Direct] L’échange annuel de Vladimir Poutine avec les Russes

Le 16 avril, à partir de midi (heure de Moscou), aura lieu la traditionnelle ligne directe de Vladimir Poutine avec les Russes. Les citoyens de la Fédération pourront lui poser des questions par téléphone ou via Internet. Nous retranscrirons l’essentiel de cette ligne directe ici.

Sur les bilans de 2014

En 2014, il y a eu le rattachement de la Crimée, de Sébastopol, les JO de Sotchi. Nous avons dû travailler dans des conditions économiques difficiles, mais nous nous en sortons –  comme le montre le renforcement du rouble.

Le PIB a augmenté de 0,6 %, ce n’est certes pas beaucoup mais c’est tout de même un résultat positif.

En 2013, le PIB russe s’élevait à 1,3%, contre 0,6% en 2014

Nous avons également atteint un record dans l’extraction de pétrole : 525 millions de tonnes – c’est un record absolu. La production industrielle a enregistré en 2014 une hausse de 1,7 %, et l’industrie de transformation, de 2,1 %. L’agriculture a enregistré quant à elle 3,7 % de croissance. La récolte du blé a représenté 105,3 millions de tonnes en 2014.

La croissance de l’agriculture en 2013 s’élevait à 6,2%, et la production industrielle à 0,3%

En outre, nous avons atteint un record absolu dans le bâtiment  : 82 millions de m2 de surface habitable ont été construits en 2014. En revanche, le capital des PME a diminué, ce qui est déplorable.

Les revenus de la population ont diminué de 1 %.

Le secteur bancaire national a progressé. Les actifs des banques russes ont atteint 77 mille milliards de roubles, ce qui est pour la première fois supérieur au PIB.

À la fin de l’année, l’inflation s’élevait à 11,4 %.

Sur l’économie et la productivité

J’ai effectivement discuté avec les entrepreneurs, et je leur ai dit que les sanctions occidentales ne seraient pas levées rapidement – c’est de la politique.

Nous faisons tout notre possible pour respecter les accords de Minsk-2, ce que Kiev ne fait pas toujours.

Mais nous devons mieux gérer notre économie, tout ne dépend que de nous. Malheureusement, nous avons une économie unilatérale, et c’est une situation qu’il est difficile de modifier rapidement.

Il faut aussi se rendre compte que, ces dernières années, nos salaires ont augmenté, mais pas notre productivité. De fait, la correction du cours du rouble était inévitable – la monnaie devait baisser un jour ou l’autre.

La Russie n’est pas l’Iran. Notre économie est bien plus diversifiée, notre pays est plus grand, notre énergie est plus intégrée au système du marché.

Nous devons profiter de la situation actuelle pour accélérer notre développement, nous devons fabriquer aujourd’hui de nouveaux produits pour moins importer. La hausse de productivité de l’agriculture est nécessaire – et elle va se produire.

Nous avions estimé que le ralentissement économique durerait deux ans, mais en réalité, nous n’avons pas affaire à une chute de production importante. Concrètement, le niveau de la production industrielle est à 99, 4 % le même en mars 2015 qu’en mars 2014.

Et il faut tout faire pour que cette dynamique positive se poursuive et s’accélère.

Nous avons, en Russie, suffisamment de ressources, de talents et d’envie de travailler. Il faut profiter de cette vague de sanctions pour développer notre économie nationale. La croissance de la production nationale est nécessaire pour assurer la sécurité nationale.

Sur le plan de stabilisation sociale

Il faut bien évidemment critiquer le gouvernement, le président et les gouverneurs. La critique est utile. Mais rendez-vous compte que nous ne pouvons pas gaspiller de l’argent en nous imaginant que nous en avons énormément.

Notre plan de stabilisation sociale a été adopté en décembre 2014. Certes, nous aurions probablement pu l’adopter plus tôt, mais je pense que ce plan est bon et qu’il correspond à l’état de notre économie.

Ce plan prévoit l’injection de sommes très importantes dans le système bancaire ; et 250 milliards seront alloués à l’industrie. Nous avons indexé nos retraites, nous avons soutenu notre agriculture et le transport à l’intérieur du pays – aérien et ferroviaire.

Et nous voyons déjà les premiers résultats : le rouble s’est stabilisé, les prix commencent à baisser un peu.

Le chômage en Russie s’élevait à 5,5% en 2013, contre 5,8% en 2014

Le pire est derrière nous, nous avons corrigé le cours de la devise, et rien n’a explosé. Certes, l’inflation a augmenté, le chômage aussi – mais pas autant que dans la zone euro. Chez nous, le taux de chômage est de 5,8 %. Et, globalement, nous avons quand même réussi à stabiliser notre devise.

Les experts le constatent : nous avons passé le moment le plus critique. Nous enregistrons un chômage à 5,8 % – en Europe, ce taux dépasse les 11%.

Le gouvernement a fini d’élaborer son plan de redressement national, son plan anti-crise. Maintenant, l’objectif est de le mettre en pratique.

Le niveau réel des revenus de la population a diminué, notamment à cause de l’inflation. Et il faut réagir, en soutenant la population et les emplois. S’il le faut, nous mettrons le budget fédéral à contribution. Nous avons 82 milliards de roubles de réserves pour le soutien au marché de l’emploi.

La formation des jeunes cadres est un point essentiel. Nous travaillons beaucoup sur cette question.

Sur l’embargo

Question : Des produits sous embargo, comme les pommes polonaises, contournent les sanctions. En conséquence, leur prix augmente. Que faire ?

Il faut savoir qui laisse passer ces marchandises à la douane. Toutefois, le plus important n’est pas de lutter contre ceux qui contournent l’embargo, mais de soutenir la croissance de la production nationale afin que les marchandises produites en Russie chassent la production étrangère des rayons des magasins. Il faut que les producteurs nationaux connaissent leur place dans notre économie.

Sur la croissance économique

Question de l’ancien ministre des finances Alexeï Koudrine : Pendant votre premier mandat, la croissance économique était de 7 % et le pétrole se vendait 30 dollars le baril. Aujourd’hui, l’économie ne croit plus que de quelques pourcents par an. […]

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LCDR

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15 mars 2019
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26 novembre 2018

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