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Conférence de presse annuelle de Vladimir Poutine

[Direct] Conférence de presse annuelle de Vladimir Poutine

Le président russe Vladimir Poutine répondra aux questions des journalistes lors de sa traditionnelle conférence de presse annuelle, jeudi 18 décembre, à partir de 12h, heure de Moscou. Suivez la rencontre en direct avec Le Courrier de RussieConférence de presse annuelle de Vladimir PoutineEntre 1 200 et 1 300 journalistes participent à la conférence de presse, selon l'attaché de presse du président russe Dmitri Peskov, dont 150 chaînes de télévision et de nombreux médias étrangers.Il s'agit de la dixième édition de cette rencontre traditionnelle entre Vladimir Poutine et les journalistes. 

15h15 : Sur le rouble et la situation économique et sociale

Question : Le rouble a commencé à baisser en 2013. Comme on dit : Un homme sain peut survivre à un rhume, mais pas un homme malade. Que pensez-vous de l’avenir du rouble ? Estimez-vous avoir une responsabilité dans sa chute ? Pensez-vous que cela aura un effet sur l’élection de 2018, et avez-vous l’intention de vous représenter ?Tout cela dépendra des résultats du travail dans tout le pays, et il est trop tôt pour parler de 2018. Il faut travailler dans l’intérêt de la Russie. La responsabilité repose sur le chef de l’État, et je n’ai jamais négligé cette responsabilité. Il y a toujours des erreurs, et il faut qu’il existe une responsabilité personnelle des collaborateurs de la Banque centrale et du gouvernement pour les conséquences de leur travail. Pourtant, nos structures administratives, financières et bancaires ont fait leur travail. Je l’ai dit au début de cette conférence de presse : les temps sont durs à cause de facteurs objectifs et subjectifs, mais la politique de la Banque centrale est juste et notre économie est saine. Nous pouvons surmonter nos problèmes sociaux et nos difficultés actuelles. Ce sera peut-être sur le court terme ou peut-être plus tard, mais notre économie va s’adapter aux prix bas du pétrole et elle va se diversifier. La croissance reviendra dans l’économie mondiale, c’est inévitable.Nous pouvons être certains que notre pays s’en sortira en se consolidant, à l’intérieur comme à l’international. Nos projets pour l’armée et la flotte : tout sera réalisé. Le plus important est d’assurer le bien-être social, de garantir une bonne situation aux retraités - et nous allons indexer les pensions sur l’inflation réelle et non sur les prévisions. Nous y accorderons une attention particulière.

Sur les Tatars de Crimée

Il s'agit de la réhabilitation politique de tous les peuples réprimés. La loi a été signée. Et c'est très important. Nous avons aussi décidé que toutes les langues de la péninsule seraient officielles. Une première ! Cela permettra à tous les habitants de Crimée de se sentir citoyens de la Fédération de Russie. Pour les Tatars de Crimée, la question des répressions est pénible. Nous leur devons beaucoup, et tout le monde, y compris les autorités locales, doit respecter la loi, car tous les citoyens sont égaux - indépendamment de leur nationalité.

Sur l’Iran

Cette année, le volume de nos échanges avec l’Iran a baissé, mais nous travaillons afin de pouvoir y remédier. Vous savez que l’Iran est aussi un pays producteur de gaz et de pétrole, vous savez aussi qu’actuellement, les prix du pétrole baissent.Pourquoi ? Serait-ce un complot conclu par l’Arabie saoudite et les Etats-Unis dans le but de punir l’Iran, le Venezuela et la Russie ? Peut-être. Peut-être que non. Nous ne pouvons pas le dire au juste. C’est possible aussi que les producteurs de pétrole veuillent réduire à néant les efforts des producteurs américains sur le pétrole de schiste. Il est également possible que les intérêts de l’administration américaine et de l’Arabie saoudite, sur ce point, convergent, car l’administration américaine ne s’inquiète pas outre-mesure des intérêts des producteurs privés du pétrole de schiste. Mais c'est risqué : on pourrait voir un jour une flambée des prix, il faut y penser.

15h05 : Sur l’effort de guerre

Question : Nous célébrerons l’année prochaine le soixante-dixième anniversaire de la Grande Guerre patriotique (Seconde Guerre mondiale), et nous vous sommes reconnaissants de tout ce que vous avez fait pour les anciens combattants. Cependant, que comptez-vous faire pour ceux qui ont non combattu, mais travaillé pendant cette période ? Nous avons commencé par nous occuper des anciens combattants. Mais quand nous nous sommes penchés sur ceux qui avaient travaillé à l’intérieur pour contribuer à l’effort de guerre, nous avons réalisé qu’il ne s’agissait plus de quelques dizaines de milliers de personnes mais de centaines de milliers. Et nous ne pouvons pas aider tout le monde. Nous travaillons actuellement sur le sujet, sur la façon de les soutenir. Ils ont effectivement aidé le pays en travaillant. Je ne ferai pas de déclaration publique là-dessus. Nous réfléchissons à l’aide que nous pourrions leur apporter et chaque pas compte, surtout en ce moment.

Sur les salaires des hauts fonctionnaires

Igor Setchine (PDG de Rosneft : il a refusé, il y a quelques semaines, de dévoiler le montant de son salaire, ndlr) est un manager efficace et je pense qu’il est rémunéré équitablement. Je ne saurais pas vous dire combien il gagne. Moi-même, d’ailleurs, je ne fais pas attention à mon salaire : il est versé sur mon compte, et c'est tout.Les collaborateurs des grandes sociétés gagnent beaucoup d’argent, c’est vrai. Pourtant, ces salaires doivent être comparés non au niveau de vie de notre pays mais à ceux de leurs homologues étrangers. Il arrive souvent que des entreprises russes engagent des cadres étrangers. Et ces gens ne doivent pas être payés plus cher, à travail égal, que nos concitoyens. C’est une affaire de justice. Il faut respecter cela.En revanche, nous devons mettre fin à la pratique des « parachutes dorés », ces primes de départ démesurées. Et nous ne sommes pas les seuls à le penser. Quant à mes collaborateurs proches, ce ne sont pas des hauts fonctionnaires mais des collègues. Et le destin de millions de nos concitoyens dépend directement de leur travail.

14h55 : Sur sa popularité

Question : Vous êtes l’ « homme de l’année » parmi les hommes politiques russes. Ça ne vous ne gêne pas ?Je me suis exprimé plusieurs fois à ce sujet : ce ne sont pas des choses qui sont figées. Il faut prendre cela au sérieux mais pas essayer de rester à tout prix dans le classement. Si l’on pense à son taux de popularité, on commence à faire de mauvais choix. Pour moi, l’essentiel est que les gens se sentent mieux réellement - et pas seulement sur le papier.

14h50 : Sur les relations russo-chinoises

Nous connaissons tous l’Organisation de coopération de Shanghai. Elle avait été créée afin de résoudre les questions territoriales entre la Chine et l’URSS. Et elle a très bien fonctionné : aucun conflit n’est à déplorer.Cette structure n’a pas disparu, elle est même devenue plus que ce pour quoi elle avait été créée. Pourquoi ? Parce que nous en avons besoin. Aujourd'hui, l'Iran, le Pakistan et d'autres pays veulent la rejoindre, ils sont intéressés.La Chine est notre plus gros partenaire commercial. Le volume de nos échanges commerciaux bilatéraux s'élève à 90 milliards de dollars, et il continue de croître. Nous collaborons dans l'Espace, la construction aéronautique et de nombreux domaines très prometteurs.

Sur la possibilité d’une interdiction sur l'import d’automobiles

Quand nous nous sommes retrouvés sous le coup des sanctions,

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LCDR

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