Vladimir Poutine : « Les Américains ne veulent pas nous humilier, ils veulent nous soumettre »

Mardi 18 novembre, le président russe Vladimir Poutine a pris part à la séance plénière du Forum d'actions du Front populaire fédéral, dont il est lui-même le leader. Lors de son intervention, le chef d’État a longuement traité de l'état de l'économie nationale, des perspectives d'avenir et du développement économique dans le contexte de sanctions. Extraits.

Sur l’agriculture

Si je ne sentais pas que notre agriculture était capable de nourrir tout le monde, nous n’aurions jamais introduit de contre-sanctions. Nous agissons avant tout pour notre propre bien – quel serait l’intérêt de nous créer des problèmes ?Là, pour dire les choses franchement, nous avons utilisé à notre avantage le comportement incorrect de nos partenaires et offert à notre agriculture des possibilités supplémentaires de travailler sur leur propre marché.

Sur les bananes

Ce serait absurde d’établir en Russie un système de mesures pour encourager la production de bananes. On pourrait y consacrer des milliards que le résultat ne correspondrait tout de même pas à ce que l’on voudrait. Ce sont des âneries, pardonnez-moi. En revanche, nous pouvons fabriquer nous-mêmes tous nos produits traditionnels, tous les produits de base – céréales, cultures maraîchères, élevage, production laitière –, et ce, avec une efficacité bien plus grande qu’aujourd’hui. Il faut profiter de la conjoncture actuelle, et il faut le faire dès maintenant, dès aujourd’hui.

Sur l’état actuel de l’économie

Notre économie était déjà dépendante [des revenus gaziers et pétroliers, ndlr] à l’époque soviétique, et elle l’est devenue davantage encore au cours des dernières décennies. Les acteurs de l’économie ont concentré leurs efforts sur les secteurs les plus rentables et la recherche de profit rapide. Et de quels secteurs s’agit-il ?C’est, avant tout, l’extraction et la production de matières premières. C’est le pétrole, le gaz, partiellement la chimie et partiellement les métaux. Le pétrole et le gaz occupent plus de 70 % de la structure de nos exportations, la chimie, 5 %, et les métaux, 8%.Notre tâche consiste aujourd’hui à modifier cette structure de l’économie – c’est une de nos missions principales. Mais pour l’heure, cette structure est ce qu’elle est, et il n’apparaît pas possible de la modifier en peu de temps – et pas parce que nous travaillons bien ou mal : ce sont simplement des choses inscrites dans des cycles longs,

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Julia Breen

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