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Alexeï Navalny, un homme presque libre

Qui est derrière la libération de Navalny ?

Gazeta.ru s’est demandé quelles forces politiques avaient pu intervenir en faveur de Navalny et obtenir sa libération provisoire.Vendredi 19 juillet, l’opposant Alexeï Navalny, condamné la veille à cinq ans d’emprisonnement, a été remis en liberté dans la salle d’audience du tribunal d’appel du Parquet. Les représentants des cercles politiques n’en doutent pas : une force politique se tient derrière cette décision, qui a avantage à laisser l’opposant en liberté. Gazeta.ru a rassemblé les versions les plus répandues, actuellement débattues au sein du pouvoir.Ces derniers jours furent, pour les élites politiques, les experts et les journalistes, extrêmement tendus. Cinq ans de prison ferme pour l’opposant Alexeï Navalny, sachant que la majorité des proches de l’administration présidentielle s’attendaient, pour l’affaire Kirovles, à une peine de sursis. L’arrestation du condamné en salle d’audience, puis sa libération inattendue après les protestations du Parquet, qui a décidé d’endosser le rôle de défenseur des droits de l’homme.Si les dessous de la situation sont considérés comme extrêmement complexes, tous les interlocuteurs de Gazeta.ru sans exception s’accordent cependant sur l’opinion que Navalny, entré dans le centre de détention de Kirov en simple blogueur, en est ressorti en politicien fédéral, - et que le coupable de cette transformation est exclusivement le pouvoir. L’enfermement de l’opposant, aujourd’hui, peut menacer le Kremlin de pertes politiques bien plus lourdes que dans le passé.Si les explications de ces événements divergent, la plus radicale d’entre elles est probablement celle proposée par trois des interlocuteurs et proches de l’administration présidentielle : selon laquelle Navalny deviendra le successeur du président en 2018.Les autres propositions, insides et analyses des intérêts et interactions des divers bénéficiaires et perdants des événements de ces derniers jours peuvent être résumés en trois versions.

Version 1. Choïgou contre Sobianine

La première version, avancée par les proches de l'administration du président, suppose que le maire de Moscou par intérim, Sergueï Sobianine, fait partie de la short-list de candidats au poste de futur Premier ministre de la Fédération de Russie, voire, pour 2018, aussi à la présidence.« Avec les élections municipales de l’automne 2013, Sobianine devait résoudre plusieurs tâches, et acquérir une légitimité en tant que chef de la ville de Moscou n’était que l’une d’entre elles. Les autres tâches, c'était l’anéantissement moral de l’opposition et de Navalny, mais aussi la démonstration de sa propre force politique par le biais d’une victoire convaincante lors d’élections que même l’opposition reconnaîtrait comme honnêtes et légitimes »,

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Julia Breen

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