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Élections régionales : huit mille scrutins, zéro suspense

Élections régionales
Huit mille scrutins, zéro suspense

Bureau de vote champêtre à Vozdvijenie, dans la région d'Ivanovo. Vladimir Smirnov/TASS

Le 13 septembre prochain, quelque 8 970 scrutins se déroulent à travers la Russie. Au-delà des enjeux locaux – restreints compte tenu de l’absence de suspense quant à leur issue –, le Kremlin et le parti majoritaire, Russie unie, y voient surtout une répétition générale avant les législatives de l’automne 2021. 

Chaque année, en Russie, le mois de septembre est marqué par une série de scrutins régionaux. L’année dernière, l’élection du parlement de la ville de Moscou, extrêmement tendue après le rejet de la candidature des représentants de l’opposition dite « hors système », avait concentré l’attention. Ce dimanche, vingt gouverneurs (dont 18 au suffrage universel direct) remettent leur mandat en jeu ; onze régions élisent leur parlement, et vingt-deux grandes villes, leur conseil municipal ; quatre sièges de députés à la Douma d’État doivent aussi être attribués. Sans oublier les innombrables élections municipales. 

Victoire totale obligatoire 

Ces scrutins ont été minutieusement préparés par le Kremlin, soucieux de ne pas voir se reproduire la mésaventure d’il y a deux ans : quatre élections de gouverneurs étaient allées au second tour – pour autant de défaites de Russie unie. Les résultats du Primorié et de Khabarovsk avaient notamment provoqué la colère du Kremlin. Dans le Primorié, le scrutin avait été finalement invalidé, la nouvelle élection permettant la victoire du « candidat de Moscou ». À Khabarovsk, c’est le représentant du parti nationaliste LDPR, Sergueï Fourgal, qui l’avait emporté. Aujourd’hui, il se trouve derrière les barreaux, accusé d’avoir commandité des assassinats dans les années 2000. 

Dans un pays où toute victoire électorale se doit d’être éclatante et totale, cet insuccès avait été perçu comme une quasi-défaite, mise sur le compte de la très impopulaire réforme des retraites, votée pendant l’été 2018. 

L’année suivante, la réévaluation des retraites et des allocations sociales avait permis à Russie unie de conserver tous les sièges de gouverneur mis en jeu,

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