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Les Gilets jaunes et le MGIMO : La crise sociale vue par l’école du pouvoir russe

Considéré comme l’école de l’élite russe – et des espions –, l’Institut d’État des relations internationales de Moscou (MGIMO), observe avec attention l’actualité politique mondiale. Le français étant, après l’anglais, la langue la plus populaire au sein de la communauté étudiante de l’université, le mouvement des « Gilets jaunes » est au cœur des débats et des conversations.

« Dès que l’exécutif entreprend des réformes impopulaires, il doit s’attendre à rencontrer des difficultés. L’esprit collectif et solidaire du peuple français s’est, une fois de plus, manifesté à travers les Gilets jaunes », estime Mikhaïl Ogorodov, directeur du département de français du MGIMO, qui voit dans le mouvement de contestation actuel un phénomène typiquement hexagonal. Les revendications des manifestants n’ont, elles non plus, pas grand-chose d’original, selon les étudiants et les professeurs de la prestigieuse école. « Bien au-delà de l’augmentation du prix de l’essence, ces manifestations visent plusieurs décennies de politique française, caractérisées par un matraquage fiscal, une dégradation des services publics, une hausse de l’insécurité et une augmentation du chômage », déclare Alexandre Lebas, Lillois, venu faire ses études à Moscou. « Malheureusement pour le président Macron, il arrive après Sarkozy et Hollande et, en quelque sorte, il paie les pots cassés », déplore, quant à lui, Alexeï Dremov, professeur de russe pour les étudiants étrangers au MGIMO.

Oui aux manifestants, non aux casseurs

Le soutien au mouvement de contestation fait plutôt consensus parmi les personnes rencontrées sur le campus. Polina Mytsalo, vingt ans, originaire de Krasnodar, souhaite ainsi que « les Français réussissent à apporter des changements significatifs dans la politique sociale de leur pays ».

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Clément Schneider

Dernières nouvelles de la Russie

International

L’instrumentalisation politique des Tatars de Crimée

Il y a cinq ans, le 18 mars 2014, la Crimée était rattachée à la Fédération de Russie après avoir été annexée manu militari par celle-ci quelques semaines auparavant. Depuis, la question du sort des Tatars de la péninsule est au cœur de la guerre médiatique que se livrent Kiev et Moscou.L’été dernier, le journal de l’ORF, la télévision publique autrichienne, diffuse un reportage de son correspondant en Ukraine Christian Wehrschütz consacré à la situation des Tatars en Crimée. Le journaliste y explique, témoignages à l’appui, que ces derniers ne rejettent pas tous le « rattachement » de la péninsule à la Russie, même s’ils continuent de se sentir partiellement exclus de la vie politique de celle-ci. « Aujourd’hui ça va mieux, mais il y a encore beaucoup à faire. Notamment du point de vue linguistique. Nous souhaiterions qu’à la rentrée scolaire, la langue tatare soit enseignée dans toutes les écoles, ce qui est loin d’être le cas. Par ailleurs, le parlement local compte soixante-quinze députés, parmi lesquels ne figurent que trois Tatars. Mais, si nous participons massivement aux prochaines élections [du 9 septembre 2019], nous aurons plus d’élus qui pourront défendre nos intérêts », déclare ainsi Seïtoumer Nimetoullaev, le président de l’Unité de la Crimée, une organisation politique soutenant ouvertement la Crimée russe. Au passage, M. Nimetoullaev salue les « nombreux progrès » observés selon lui depuis la « réunification » : ouverture d’écoles tatares, construction d’une mosquée, etc. Le message du reportage est clair : Moscou a plus fait pour les Tatars depuis 2014 que Kiev depuis la chute de l’URSS en 1991.« Pour Kiev, les Tatars ne doivent, en aucune façon, apparaître satisfaits de leurs nouvelles conditions de vie. »Pour les autorités ukrainiennes, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

18 mars 2019
International

Affaire Skripal : l’ambassade russe au rapport

Depuis la tentative d’empoisonnement qui a visé l’ancien agent double russe Sergueï Skripal à Salisbury en mars 2018, la petite ville britannique connaît une forte baisse de fréquentation (- 27 %, soit un million de touristes en moins). L’affaire, elle, continue de polluer les relations entre Moscou et Londres.Le 4 mars 2018, Sergueï Skripal, ancien agent du GRU (renseignement militaire russe) et sa fille Ioulia sont retrouvés sans connaissance sur un banc près d’un centre commercial de Salisbury. Les analyses médicales révèlent un empoisonnement au « Novitchok », une substance toxique fabriquée en Union soviétique dans les années 1970 et 1980. Londres – bientôt appuyée par les autres capitales européennes – accuse alors officiellement Moscou – en particulier le Renseignement militaire russe – de se cacher derrière cette tentative d’assassinat. Le Kremlin nie.Des questions sans réponseLe dimanche 3 mars 2019, veille du premier anniversaire du drame, l’ambassade de la Fédération de Russie à Londres a publié un rapport de cinquante-deux pages en anglais, intitulé « Les questions demeurées sans réponse », qui interpelle les autorités britanniques sur les points flous et les « faiblesses » de leur enquête .Le document déplore notamment la multiplication des modes opératoires évoqués dans les médias d’outre-Manche. […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

13 mars 2019
International

Qui a peur de T-34 ?

Aux États-Unis, plusieurs gérants de cinémas ont brusquement décidé de déprogrammer le film russe T-34, qui retrace la folle épopée de soldats soviétiques à bord d’un char en piteux état.C’est notamment le cas de David Bramante, propriétaire du West Newton Cinema, une salle d’art et d’essai située dans la banlieue de Boston. Contacté par le quotidien russe Rossiïskaïa gazeta, l’entrepreneur confirme avoir envisagé de diffuser le film, avant de changer d’avis – sans motiver sa décision. Selon « Radio Liberté », il aurait subi des pressions de la part de membres de la diaspora ukrainienne installée aux États-Unis.Une véritable campagne d’intimidationLe 9 février, lorsqu’un habitant de Boston, Dmitri Smelianski, découvre que T-34 va sortir dans les salles américaines mi-février, il lance un appel sur les réseaux sociaux afin d’exiger son retrait de l’affiche. Comme il le raconte sur la page Facebook de son groupe « Arts Against Aggression » (« L’art contre l’agression »), il écrit à M. Bramante afin de lui expliquer que ce film a été financé par l’État russe et constitue un élément de la « propagande militariste » de Moscou. Il lui rappelle aussi qu’« une salle spécialisée dans le cinéma indépendant de qualité a parfaitement le droit (sic) de ne pas vouloir montrer un film qui risque de ternir sa réputation ». […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

20 février 2019

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