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Les terres du conservatisme Poutinien

En septembre dernier, la Haute École d’Économie publiait une étude établissant un lien entre le conservatisme avéré d’une dizaine de régions du sud et de l’est de la Russie, et leur soutien sans faille à Vladimir Poutine depuis le début des années 2000.

Le territoire de Krasnodar et les régions d’Astrakhan, de Briansk, de Belgorod, de Koursk, de Lipetsk, de Moscou (hors la capitale elle-même), de Nijni-Novgorod, d’Oulianovsk, de Penza, de Riazan, de Tambov, de Toula, de Volgograd et de Voronej, forment une vaste zone acquise à Vladimir Poutine depuis plus de quinze ans, écrivent les auteurs de l’étude, Andreï Chtcherbak et Maria Oukhvatova. Lors de l’élection présidentielle de mars 2018, le locataire du Kremlin a ainsi remporté 80 % des suffrages dans cet espace géographique où le parti au pouvoir, Russie unie, est aussi très populaire.

Du communisme à l’orthodoxie

Ces régions majoritairement agricoles (dont une partie des « Terres noires », longue bande très fertile, qui va de l’Ukraine à la Sibérie) s’étendent au sud et à l’est de Moscou et se distinguent par une population très croyante, pour laquelle le respect des préceptes religieux (jeûnes, confession, prières…) revêt une importance primordiale. Cette caractéristique leur vaut d’être qualifiées de «  ceinture orthodoxe » par les deux chercheurs. […]

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Anastasia Sedukhina

Dernières nouvelles de la Russie

Politique

Dmitri Orechkine :
« Chaque région russe vit dans un temps social qui lui est propre »

Le politologue et géographe Dmitri Orechkine étudie depuis longtemps les comportements électoraux de la population russe.

Crédits Image : Kommersant29 novembre 2018
Société

Les Russes de plus en plus impliqués dans la vie politique et sociale de leur pays

Cette année, les conclusions du sondage « Responsabilité et influence », publiées le 31 octobre par le centre analytique Levada (la principale ONG russe indépendante de recherches sociologiques) réservent quelques surprises. Des citoyens plus responsables de ce qui se passe dans leur pays, plus impliqués dans leur quotidien : le cliché de Russes fatalistes et désabusés semble avoir fait long feu. Dans le détail, 28 % des personnes interrogées se sentent responsables de ce qui se passe en Russie, contre 9 % en 2007. Elles sont 32 % à se sentir concernées par la vie de leur ville (14 % l’année dernière). Quoique faible (10 %), la part des Russes qui se disent confiants dans leur capacité à influer sur la situation du pays a doublé en un an. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

6 novembre 2018

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