« Trois Moscou, trois Sobianine » :
La machine de guerre de com’ de la mairie de Moscou

La mairie de Moscou dispose de ressources financières colossales : selon les dernières estimations officielles, le budget municipal pourraient atteindre plus de 2 200 milliards de roubles en 2019 (près de 28 milliards d’euros). Une partie de cet argent sert, notamment, à s’assurer le contrôle de l’espace médiatique.

Tous les journaux locaux de Moscou et de sa région ‒ imprimés et en ligne ‒ sont contrôlés par la Ville. Depuis le début de la campagne municipale, ils publient, chaque jour, ou presque des informations mettant en lumière le travail du maire et de son équipe. Et, grâce à des algorithmes bien rôdés, leurs articles se retrouvent régulièrement au top-10 du fil national d’actualité du moteur de recherche Yandex.

Selon ses propres rapports d’activité, […]

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Sergueï Kabatski

Dernières nouvelles de la Russie

Société

D’où vient l’argent du football russe ?

L’affaire Kokorine-Mamaïev, qui agite les médias russes depuis deux semaines, place au cœur des débats la question de l’argent dans le football. Pour la saison 2017-2018, le budget cumulé des seize clubs de la Première Ligue russe atteignait 49 milliards de roubles (environ 726 millions d’euros). Une somme comparable au PIB d’un petit État comme les îles Samoa. Comment un championnat, dont l’intérêt reste limité à l’intérieur de ses frontières, peut-il mobiliser plus de fonds que les championnats de Belgique et des Pays-Bas réunis ? De manière directe ou indirecte, le football russe est principalement financé par l’État. Certains sponsors prétendument privés, comme la fondation Akhmat Kadyrov, qui finance l’Akhmat Grozny, le club de la capitale tchétchène, puisent largement dans les deniers publics (en l’occurrence, le budget de la Tchétchénie). D’autres clubs, entièrement privés, existent aussi. C’est le cas du Spartak de Moscou, du Rubin Kazan, de l’Anji Makhatchkala ou du FC Krasnodar. Le Rubin Kazan a ainsi récemment réduit son train de vie afin de ne plus dépendre des dotations de la république du Tatarstan. De son côté, le FC Krasnodar est très largement financé par son président, le milliardaire Sergueï Galitski. Le club dispose d’un des meilleurs stades du pays (avec une affluence supérieure à la moyenne) et d’un centre de formation réputé. Entre public et privé Le Spartak Moscou (un des clubs les plus célèbres et les plus populaires de Russie) est financé pour l’essentiel par le pétrolier Lukoil et deux sociétés qui lui sont affiliées, le holding IFD Kapital et la banque Otkrytie… tombée dans l’escarcelle de l’État l’année dernière. Depuis la construction du nouveau stade (financée par le propriétaire du club et vice-président de Lukoil, Leonid Fedoun), le club attire un nombre record d’annonceurs lors de ses matchs à domicile. Toutefois, ses revenus annuels, qui s’élèvent à environ 40 millions d’euros, sont loin de couvrir ses dépenses (une soixantaine de millions d’euros), majoritairement liées aux transferts, aux salaires et aux primes de résultats versées aux joueurs. La différence est comblée par Leonid Fedoun. Tous les clubs russes ne peuvent pas compter sur de généreux mécènes. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

25 octobre 2018
Politique

Depardieu, Seagal, Monson : ces stars étrangères qui ont choisi la Russie

Après Gérard Depardieu en 2013, l’acteur américain Steven Seagal et le lutteur Jeff Monson sont les dernières recrues du Kremlin. Mais contrairement à l’acteur français, leur rôle pourrait aller au-delà de la simple opération de communication. Depuis le début de la crise ukrainienne, en 2014, l’image d’un Occident hostile, largement relayée dans les médias traditionnels et sur internet, s’enracine toujours plus profondément dans l’opinion publique russe. Sur les chaînes de télévision nationales, les questions de politique intérieure sont souvent occultées au profit de débats sur la situation internationale. Une large partie de ces talk-shows est consacrée aux États-Unis et à l’Europe, présentés comme les principaux ennemis d’une Russie vouée à servir de rempart contre la mondialisation occidentale. Dans ce contexte, l’apparition sur la scène politique russe de deux étrangers à forte personnalité détonne. Difficile, a priori, de s’expliquer la nomination, en août dernier, de l’acteur américain Steven Seagal comme représentant spécial du ministère russe des Affaires étrangères ; et que dire du champion d’arts martiaux mixtes Jeff Monson, élu début septembre au conseil municipal de Krasnogorsk, près de Moscou ? Autres temps, autres stars Le fait que les deux Américains aient obtenu la citoyenneté russe par décret du président Vladimir Poutine, en 2016 pour l’acteur, en mai 2018 pour le sportif, ne les prédestinait pas nécessairement à une carrière politique. Le Kremlin est coutumier de ces passeports offerts à des étrangers afin de renforcer son prestige, tant sur la scène intérieure qu’à l’international. Gérard Depardieu est, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

15 octobre 2018
Politique

Élections régionales : un coup de semonce pour le Kremlin

Les candidats du parti du pouvoir ont subi plusieurs revers inattendus lors des dernières élections des gouverneurs, organisées au mois de septembre dans la Fédération. Dans la région de Vladimir et le territoire de Khabarovsk, ils ont perdu contre toute attente – et largement. En Khakassie, alors que le favori de Russie unie était persuadé de l’emporter au premier tour, un second tour est prévu le 7 octobre, dont l’issue est loin d’être certaine. Enfin, les résultats de l’élection dans le territoire du Primorié, remportée par le candidat du Kremlin, ont été invalidés par la Commission électorale centrale pour fraudes. Les résultats de l’élection du gouverneur du territoire du Primorié (région de Vladivostok, dans l’Extrême-Orient russe) a fait la une des journaux plusieurs jours durant. Tard dans la soirée du second tour, le dimanche 16 septembre, alors que 95 % des bulletins étaient dépouillés, le candidat du parti communiste, Andreï Ichtchenko, devance de près de 6 % son adversaire, Andreï Tarassenko, soutenu par le parti Russie unie, et gouverneur en exercice par intérim, nommé directement par le Kremlin. Pourtant, le lendemain matin, c’est ce dernier qui est déclaré vainqueur par la Commission électorale régionale. S’estimant spolié de sa victoire, le candidat communiste mobilise ses troupes, dénonce des bourrages d’urnes et d’autres fraudes électorales. Interpellée, la Commission électorale centrale constate des infractions, annule les résultats de treize bureaux de vote de la région et invalide les résultats du deuxième tour. Sa présidente, Ella Pamfilova, appelle les autorités régionales à organiser un troisième tour (dont la date n’a pas encore été fixée), […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

25 septembre 2018

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