Russie unie divisée face à la réforme des retraites

Sergueï Jelezniak, considéré comme l’un des principaux idéologues de Russie unie, le parti au pouvoir, a donné sa démission « pour convenances personnelles », le 26 juillet, une semaine après que sa formation a voté ‒ presque à l’unanimité ‒ en faveur du projet de loi sur le relèvement de l’âge de la retraite, soumis en première lecture aux députés de la Douma d’État. Sergueï Jelezniak était absent lors du vote « pour cause de maladie ».

À 48 ans, Sergueï Jelezniak est l’une des personnalités les plus en vue de Russie unie. Il apparaît souvent dans les talk-shows politiques sur les chaînes de télévision nationales, donne volontiers des interviews devant la Douma d’État. Son refus de voter, le 19 juillet, en faveur de la réforme des retraites (c’est ainsi que son absence, lors du vote, est interprétée à Moscou) en a étonné plus d’un. Rappelons que la réforme prévoit d’allonger progressivement, à partir de l’an prochain, l’âge de départ à la retraite de cinq ans pour les hommes (de 60 à 65 ans) et de huit ans pour les femmes (de 55 à 63 ans). Aussi impopulaire cette mesure soit-elle (selon les sondages, plus de 90% des russes y sont opposés), l’ensemble des élus de Russie unie l’a approuvée après des explications détaillées du gouvernement, notamment du ministre des Finances Anton Silouanov. […]

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Elena Teslova

Dernières nouvelles de la Russie

International

Andreï Kortounov : « La France est un partenaire difficile avec lequel on peut travailler »

Le 11 novembre, les dirigeants de cinquante pays se retrouvent à Paris pour célébrer le centenaire de l’Armistice. Parmi eux, Vladimir Poutine. Qu’attendre de cette nouvelle visite parisienne du président russe ? Quelle est la température politique entre Paris et Moscou ? Pour répondre à ces questions, Le Courrier de Russie a rencontré le politologue Andreï Kortounov, directeur général du Conseil russe pour les affaires internationales, l’un des plus importants think-tanks russes. Le Courrier de Russie : D’après des sources du quotidien Kommersant, le président Emmanuel Macron a insisté pour que le format de la rencontre Poutine-Trump à Paris soit modifié, de sorte que les négociations russo-américaines n’« éclipsent » pas les événements préparés par l’Élysée à l’occasion du centenaire de l’Armistice… Andreï Kortounov : Comme toujours en pareille occasion, des rencontres auront lieu « en marge » de l’événement. C’est là que se disent généralement les choses les plus intéressantes. Bien qu’une rencontre « officielle », un temps envisagée, ne soit plus à l’agenda des deux hommes, Vladimir Poutine réussira probablement à discuter avec Trump, et avec d’autres dirigeants. Il y a fort à parier que l’avenir du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) , dont les États-Unis veulent se retirer, soit évoqué. Non seulement avec Donald Trump mais également avec Emmanuel Macron, qui vient de déclarer qu’une sortie unilatérale des États-Unis du traité représente une menace pour la sécurité européenne et que l’Europe sera la principale victime de cette décision. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

8 novembre 2018
International

Qadri Jamil : « L’Europe finira tôt ou tard par renvoyer la majorité des Syriens chez eux. »

Lors d’une rencontre organisée le 17 septembre à Sotchi, les présidents russe et turc Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdoğan se sont entendus sur la création, dans la province syrienne d’Idlib, d’une « zone démilitarisée » de 15 à 20 kilomètres de large. Celle-ci sera établie le long de la ligne de contact entre l’opposition armée et les troupes gouvernementales. D’ici au 10 octobre, les armes lourdes de tous les groupes d’opposition devraient en être retirées et, d’ici au 15, le contrôle de la zone démilitarisée sera transféré à des patrouilles mobiles formées de soldats turcs et de membres de la police militaire russe. Qadri Jamil, ancien vice-Premier ministre syrien, limogé en octobre 2013 par le président Bachar el-Assad, est le chef du groupe d’opposition « Plateforme moscovite ». Installé à Moscou et donc soutenu par le Kremlin, il commente l’accord russo-turc pour Le Courrier de Russie. Le Courrier de Russie : Manifestement, l’offensive de l’armée syrienne soutenue par les forces aériennes russes à Idlib n’aura pas lieu. L’Occident la redoutait, allant même jusqu’à parler de « catastrophe humanitaire imminente »… Qadri Jamil : La guerre en Syrie touche à sa fin. Idlib est la dernière zone de désescalade à conserver ce statut – un territoire dont les terroristes ont le contrôle et où ils disposent d’importantes ressources. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

24 septembre 2018
Politique

Deux semaines sans Dmitri Medvedev : blessure d’amour propre ?

Durant près de deux semaines, du 14 au 28 août, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev n’a pas paru en public. Selon le porte-parole du gouvernement, il se serait « blessé en faisant du sport », ce qui l’a « empêché de participer » aux événements officiels. Mais les questions des journalistes sur le sport que pratiquait le chef du gouvernement ou la gravité de sa blessure sont restées sans réponses : l’intéressé est réapparu en public, comme si de rien n’était, sans commentaire. Le 10 août dernier, Dmitri Medevdev préside sa dernière réunion gouvernementale dans la réserve naturelle de Kronotski, dans la presqu’île du Kamtchatka. Puis, plus rien, le Premier ministre disparaît littéralement de la scène publique. Certes, deux vidéos, publiées le 13, puis le 14 août sur le site du gouvernement le montrent rencontrant un patron d’une entreprise publique et un gouverneur de région. Mais, pour la plupart des experts, ces images ont été enregistrées auparavant. Blessure sportive Ignorant cette « disparition », le site du gouvernement publie régulièrement des télégrammes, signés de la main du Premier ministre, adressés à plusieurs dirigeants mondiaux, en diverses occasions. Toutefois, ni ces télégrammes ni les autres documents portant la signature de Dmitri Medvedev ne font mention du lieu où il se trouve. « Son dernier post sur son compte Instagram, qu’il anime lui-même, dit-on, date du 11 août. » Dmitri Medvedev s’est également absenté des réseaux sociaux, dont il est connu pour être un utilisateur assidu. Son dernier post sur son compte Instagram, qu’il anime lui-même, dit-on, date du 11 août : il s’agit d’une photographie d’un paysage de la presqu’île du Kamtchatka. Sur sa page Facebook, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

30 août 2018
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