Deux semaines sans Dmitri Medvedev : blessure d’amour propre ?

Durant près de deux semaines, du 14 au 28 août, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev n’a pas paru en public. Selon le porte-parole du gouvernement, il se serait « blessé en faisant du sport », ce qui l’a « empêché de participer » aux événements officiels. Mais les questions des journalistes sur le sport que pratiquait le chef du gouvernement ou la gravité de sa blessure sont restées sans réponses : l’intéressé est réapparu en public, comme si de rien n’était, sans commentaire.

Le 10 août dernier, Dmitri Medevdev préside sa dernière réunion gouvernementale dans la réserve naturelle de Kronotski, dans la presqu’île du Kamtchatka. Puis, plus rien, le Premier ministre disparaît littéralement de la scène publique.
Certes, deux vidéos, publiées le 13, puis le 14 août sur le site du gouvernement le montrent rencontrant un patron d’une entreprise publique et un gouverneur de région. Mais, pour la plupart des experts, ces images ont été enregistrées auparavant.

Blessure sportive

Ignorant cette « disparition », le site du gouvernement publie régulièrement des télégrammes, signés de la main du Premier ministre, adressés à plusieurs dirigeants mondiaux, en diverses occasions. Toutefois, ni ces télégrammes ni les autres documents portant la signature de Dmitri Medvedev ne font mention du lieu où il se trouve.

« Son dernier post sur son compte Instagram, qu’il anime lui-même, dit-on, date du 11 août. »

Dmitri Medvedev s’est également absenté des réseaux sociaux, dont il est connu pour être un utilisateur assidu. Son dernier post sur son compte Instagram, qu’il anime lui-même, dit-on, date du 11 août : il s’agit d’une photographie d’un paysage de la presqu’île du Kamtchatka. Sur sa page Facebook, […]

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Elena Teslova

Dernières nouvelles de la Russie

Politique

Russie unie divisée face à la réforme des retraites

Sergueï Jelezniak, considéré comme l’un des principaux idéologues de Russie unie, le parti au pouvoir, a donné sa démission « pour convenances personnelles », le 26 juillet, une semaine après que sa formation a voté ‒ presque à l’unanimité ‒ en faveur du projet de loi sur le relèvement de l’âge de la retraite, soumis en première lecture aux députés de la Douma d’État. Sergueï Jelezniak était absent lors du vote « pour cause de maladie ». À 48 ans, Sergueï Jelezniak est l’une des personnalités les plus en vue de Russie unie. Il apparaît souvent dans les talk-shows politiques sur les chaînes de télévision nationales, donne volontiers des interviews devant la Douma d’État. Son refus de voter, le 19 juillet, en faveur de la réforme des retraites (c’est ainsi que son absence, lors du vote, est interprétée à Moscou) en a étonné plus d’un. Rappelons que la réforme prévoit d’allonger progressivement, à partir de l’an prochain, l’âge de départ à la retraite de cinq ans pour les hommes (de 60 à 65 ans) et de huit ans pour les femmes (de 55 à 63 ans). Aussi impopulaire cette mesure soit-elle (selon les sondages, plus de 90% des russes y sont opposés), l’ensemble des élus de Russie unie l’a approuvée après des explications détaillées du gouvernement, notamment du ministre des Finances Anton Silouanov. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

1 août 2018
International

Andreï Kortounov : « La tension entre Occidentaux et Russes a diminué »

Pour Andreï Kortounov, directeur du Conseil russe pour les affaires internationales (Russian International Affairs Council, RIAC), un think tank de premier plan en Russie, malgré l’aggravation de la situation en Syrie, le climat politique international s’est incontestablement assainie en un an. LCDR : Comment jugez-vous le climat politique international ? Andreï Kortounov : La conférence de Munich sur la sécurité (qui s’est tenue du 16 au 18 février, ndlr) est un des espaces de discussion les plus importants et les plus influents sur les questions de politique internationale. Et il me semble que cette année, les esprits y étaient moins nerveux, moins inquiets que l’année dernière. En février 2017, la sensation d’une crise de sécurité imminente, importante, je dirais globale, était pesante. Elle était liée à plusieurs facteurs : arrivée au pouvoir de Donald Trump après une campagne électorale tout à fait hors norme, montée du populisme de droite en Europe et incertitude concernant l’issue des élections aux Pays-Bas, en France et en Allemagne. L’inquiétude et l’aigreur étaient encore décuplées par les craintes de déclenchement d’une grande guerre en Syrie et au Proche-Orient, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

28 février 2018
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