Le Courrier de Russie

Alexeï Navalny,<br>retour à la case prison

L’actualité s’emballe, en cette rentrée politique, avec l’arrestation à son domicile à Moscou, le 25 août, de l’opposant Alexeï Navalny. Jugé le 27 août, il a été condamné à trente jours de détention administrative. Alexeï Navalny dénonce une peine politique, censée l’empêcher de participer à la grande manifestation nationale de protestation contre le relèvement de l’âge de la retraite, prévue le 9 septembre, jour d’élections régionales et municipales en Russie.

L’arrestation de l’activiste a été confiée à des hommes des forces spéciales du ministère de l’Intérieur, habituellement chargées du maintien de l’ordre public lors des manifestations. Lors de l’interpellation, l’un d’eux a accidentellement cassé un doigt à Alexeï Navalny, qui a dû être conduit à l’hôpital, où il a passé deux heures. Alexeï Navalny est accusé d’avoir appelé la population à participer, le 28 janvier 2018, à un rassemblement non autorisé pour protester contre le rejet de sa candidature à l’élection présidentielle et appeler au boycott du scrutin. Il a été jugé pour « infraction aux règles d’organisation des manifestations », un délit fréquent dans le pays, puni le plus souvent de vingt jours de détention administrative.

Avec Alexandre le clochard

Bénéficiant apparemment de conditions d’emprisonnement assez favorables, l’opposant n° 1 du Kremlin a finalement pu communiquer par téléphone depuis sa cellule, affirmant, sur son site, qu’il se portait bien : « Je me trouve dans une cellule du commissariat Danilovski en compagnie d’Alexandre, clochard de 66 ans (il a atteint l’âge de la retraite !). […]