Le Courrier de Russie

Le Mondial raté de l’opposition

MOSCOW, RUSSIA - JULY 15: Anti-Kremlin Russian protest group Pussy Riot has taken responsibility for the invasion, Olga Kurachyova, a member of the punk band, said she was one of the people who ran onto the pitch during the 2018 FIFA World Cup Russia Final between France and Croatia at Luzhniki Stadium on July 15, 2018 in Moscow, Russia. (Photo by Ian MacNicol/Getty Images)

L’irruption sur la pelouse du stade Loujniki de trois activistes des Pussy Riot lors de la finale de la Coupe du monde a brutalement ramené la politique russe sur le devant de la scène d’un Mondial jusqu’ici sans accroc. Durant la compétition, l’opposition russe a peiné à faire entendre sa voix. Pour autant, certains opposants trouvent des raisons d’espérer.

« Je ne pense pas que la Coupe du monde ait particulièrement divisé l’opposition… Elle était déjà divisée depuis longtemps ! » Alexandre Soloviev, porte-parole du mouvement d’opposition Open Russia préfère rire de la question. Le fait est que l’organisation de la Coupe du monde en Russie a enfoncé un nouveau coin dans une opposition toujours prompte aux querelles intestines. Les différents courants ne sont pas parvenus à s’accorder sur l’attitude à adopter vis-à-vis de la compétition. Boycotter l’événement, voire le saboter, au nom de la lutte contre le gouvernement de Vladimir Poutine ? Ou, au contraire, le soutenir en établissant une distinction nette entre le peuple et le pouvoir russe ?

« Il aurait fallu boycotter cette Coupe du monde dès le début »

« Il aurait fallu boycotter cette Coupe du monde dès le début », […]