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Quel gouvernement pour Vladimir Poutine ?

Immédiatement après son investiture, le président Vladimir Poutine proposera très probablement au parlement la candidature d’un nouveau Premier ministre. Conformément à la tradition, la Douma d’État l’entérinera dès le lendemain. Qui sera à la tête du prochain gouvernement et quels sont les autres changements ministériels possibles ?

Si les contours de la future politique russe sont déjà nets, la composition du nouveau cabinet ministériel reste, elle, une énigme. Pour Alexeï Makarkine, expert du Centre de technologies politiques, ce genre de pronostic nécessite « le recours à un astrologue ».

Les membres de l’actuel gouvernement eux-mêmes évitent d’évoquer l’avenir. Selon la chaîne de télévision Dojd, le premier vice-Premier ministre Igor Chouvalov a présenté sa démission avant de déclarer un peu plus tard se satisfaire de « toute tâche confiée par le président ». Arkadi Dvorkovitch, vice-Premier ministre dont beaucoup prédisent également la démission, à la question de savoir s’il ferait partie du nouveau gouvernement, a répondu : « Nul ne le sait. » Selon certaines rumeurs, Igor Chouvalov pourrait être remplacé par Andreï Belooussov, conseiller du président pour les questions économiques, qui supervisera le bloc « économie » du gouvernement.

Le complexe militaro-industriel (OPK) pourrait également faire l’objet d’un remaniement. Alexeï Venediktov, rédacteur en chef de la station de radio libérale Écho de Moscou, écrit sur les réseaux sociaux que le ministre de la Défense Sergueï Choïgou remplacerait le vice-Premier ministre Dmitri Rogozine à la tête de l’OPK. D’autres sources évoquent Denis Mantourov, ministre de l’Industrie et du Commerce, […]

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Piotr Orekhine

Dernières nouvelles de la Russie

Économie

Une économie entrée en résistance

En 2018, l’économie russe s’est maintenue à ses niveaux précédents, et les cours élevés du pétrole ont permis à Moscou de consolider ses réserves monétaires. Mais 2019 pourrait être d’une toute autre facture.Décembre 2018 n’a pas été rose sur les marchés financiers. Les bourses américaines ont connu leur pire séquence depuis la Grande Dépression des années 1930. Depuis le début d’octobre, les indices Dow Jones et S&P 500 ont perdu environ 20 % de leur valeur. Lors de la seule séance du 25 décembre, le baril de Brent a chuté de 7 %, passant sous la barre des 50 dollars.Un rouble étrangement résistantChose surprenante, le rouble russe, dont la forte dépendance aux cours pétroliers est largement reconnue, a subi ce jour-là une décote à peine sensible (-0,2 %) par rapport au dollar et à l’euro. Cette solidité, qualifiée d’« anomalie » par Andreï Khokhrine, conseiller en investissement chez Zerich Capital Management, trouve peut-être son explication dans le fait que les actifs libellés en roubles se font rares sur le marché : tous les acteurs financiers internationaux qui souhaitaient se retirer de Russie l’ont déjà fait. Les investisseurs étrangers ont commencé à se débarrasser de leurs titres russes dès avril dernier et l’annonce par le Trésor américain de sanctions contre les groupes En+ et Rusal du milliardaire Oleg Deripaska, et contre le holding Renova de Viktor Vekselberg.La chute du rouble ne semble pas inquiéter outre mesure les autorités russes.Selon les calculs du journal Kommersant, qui a analysé les chiffres publiés par Bank of America Merrill Lynch, le milliard de dollars retiré de Russie par les investisseurs étrangers en 2018 constitue la plus lourde perte de capitaux enregistrée par le pays depuis celle de 2013 (3,1 milliards de dollars). […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

3 janvier 2019
International

États-Unis / Russie, la grande bataille du gaz

La Russie et l’Allemagne ne renonceront pas à construire le gazoduc Nord Stream-2, en dépit de la menace de sanctions américaines contre les entreprises engagées dans ce projet. C’est la conclusion que l’on peut tirer de la rencontre, le 18 août, entre le président Vladimir Poutine et la chancelière Angela Merkel. La pose du gazoduc a déjà commencé, malgré les protestations de Washington, mais aussi celles de l’Ukraine et de la Pologne, pays par lesquels transite habituellement le gaz russe. Et si Bruxelles est opposée au projet, la plupart des dirigeants européens, dont Emmanuel Macron, préfèrent garder le silence. Vladimir Poutine et Angela Merkel se sont entretenus plusieurs heures durant, à huis clos, le samedi 18 août, au château de Meseberg, résidence officielle du gouvernement fédéral allemand pour les visites d’État, près de Berlin. Les deux chefs d’État avaient annoncé à la presse, avant le début de l’entretien, qu’ils aborderaient notamment la question du gazoduc Nord Stream-2. Deux jours plus tard, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, commentait certains détails de ces entretiens pour les agences de presse russes, affirmant que « Poutine et Merkel s’oppos[ai]ent d’une même voix à toute politisation » du projet Nord Stream-2. Il ajoutait que les dirigeants estimaient tous deux que les travaux devaient être menés à leur terme, et qu’il fallait « prendre des mesures pour protéger [le projet] contre de possibles attaques anticoncurrentielles et illégales de la part de pays tiers ». Quelques heures avant cette annonce, le Wall Street Journal indiquait que Washington pourrait, dans les semaines à venir, prendre des sanctions contre les entreprises engagées dans le chantier Nord Stream-2 et les banques contribuant à son financement. Un peu plus tôt, le président américain avait fermement critiqué la participation de l’Allemagne à ce projet. Sur Twitter, il avait fustigé « les dollars de pipeline » arrivant en Russie, allusion aux revenus que Moscou tire de ses exportations de gaz. Donald Trump réitère, au fond, des critiques déjà formulées lors du dernier sommet de l’OTAN, à Bruxelles : alors que les États-Unis garantissent la sécurité des pays européens, dont l’Allemagne, Berlin verse à Moscou « des milliards de dollars » dans le cadre de projets énergétiques conjoints. Un constat inadmissible aux yeux du dirigeant américain. Début des travaux sous haute tension politique Nord Stream-2 doit relier la Russie à l’Allemagne via la mer Baltique, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

Crédits Image : nord-stream2.com - un ouvrier travaille sur une canalisation déstinée au projet Nord Stream-227 août 2018
Société

Les Russes contre la réforme des retraites

La Douma d’État de la Fédération de Russie a adopté en première lecture le projet de loi sur le relèvement de l’âge de la retraite à 63 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes. Le gouvernement promet que cette mesure permettra d’augmenter les pensions à un taux plus élevé que celui de l’inflation. Il affirme en outre élaborer un programme spécial d’aide à l’emploi pour les personnes âgées. Néanmoins, le président Vladimir Poutine a déjà annoncé que le report de l’âge de départ à la retraite ne lui plaisait pas, comme à la majorité de la population. La décision définitive n’a pas encore été prise, a-t-il souligné. « La réforme des retraites vole les travailleurs », « Le relèvement de l’âge de la retraite mène tout droit au cimetière », « Cassez la tirelire des oligarques plutôt que celle des retraités » ‒ tels étaient les slogans brandis par les citoyens venus manifester devant la Douma d’État le 19 juillet, jour du vote du projet de loi sur la réforme des retraites. Sergueï Oudaltsov, coordinateur du mouvement Front de gauche, portait quant à lui une pancarte sur laquelle on pouvait lire : « Le relèvement de l’âge de la retraite est un génocide ». D’autres manifestations contre le projet de loi ont été organisées par Alexeï Navalny, des syndicats, des organisations civiles et politiques. Elles n’ont toutefois pas encore un caractère massif, le nombre de participants allant de plusieurs centaines à quelques milliers de personnes. « N’adoptez pas ces lois, vos enfants et vos petits-enfants ne vous le pardonneront pas. » Il faut cependant souligner que même si les Russes ne descendent pas forcément dans la rue, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

23 juillet 2018

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