Poutine : un nouveau mandat à l’épreuve des sanctions

Vladimir Poutine assure que son quatrième mandat sera consacré à l’amélioration des conditions de vie des russes: santé, enseignement, prestations sociales, liberté d’entreprendre, les promesses sont multiples à l’égard de ses compatriotes, appauvris par plusieurs années de crise économique dues à la chute des prix du pétrole et aux sanctions occidentales.

Mais comment parviendra-t-il à financer ses promesses? Jusqu’à présent, l’économie russe avait plutôt bien résisté aux sanctions américaines et européennes. Mais, comme le relève David Lasfargue, responsable du bureau de Moscou du cabinet d’avocats d’affaires Jeantet, la nature juridique particulière du nouveau train de mesures décidé unilatéralement, le 6 avril dernier, par les États-Unis, plonge les entreprises du pays dans l’incertitude.

Le Courrier de Russie : En quoi le nouveau train de sanctions américaines diffère-t-il des précédents ?

David Lasfargue : Il est très différent, notamment du point de vue juridique. Auparavant, c’est-à-dire jusqu’à l’été 2017, les sanctions américaines étaient instaurées par des décrets présidentiels. Il s’agissait de mesures décidées au cas par cas, de réactions directes aux événements de 2014 en Russie et en Ukraine. Parallèlement, et pour les mêmes raisons, les Européens ont eux aussi adopté des sanctions. Nous étions alors dans un cadre qui n’était pas expressément extraterritorial.

En juillet 2017, le Congrès américain a adopté le Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act, appelé aussi loi CAATSA. Cette loi, qui ne concerne pas uniquement la Russie, a trois objectifs. Le premier est de codifier l’ensemble des sanctions existantes, qui étaient éparses puisqu’elles étaient le résultat de différents décrets présidentiels. Le deuxième objectif est de renforcer certaines de ces sanctions. Et le troisième, très important pour les entreprises françaises et européennes, […]

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Propos recueillis par Jean-Claude Galli

Dernières nouvelles de la Russie

Opinions

Investiture: Poutine ne doit plus être le président d’une « forteresse assiégée »

L’investiture du président Poutine aura lieu le 7 mai. Ce sera pour lui la quatrième cérémonie de ce type, après 2000, 2004 et 2012. Il y a six ans, celle-ci s’était accompagnée de manifestations.

6 mai 2018
Économie

Les priorités économiques du quatrième mandat présidentiel

Le 7 mai, à l’occasion de sa quatrième prise de fonction à la tête de l’État, Vladimir Poutine devrait publier un grand décret (ou une série de décrets) établissant les priorités économiques du pays à l’horizon 2024. Le Courrier de Russie fait le point sur ce qui attend les Russes au cours des six prochaines années. Les priorités de ce quatrième mandat de six ans, annoncées à plusieurs reprises par Vladimir Poutine, sont connues. Parmi les principales, on peut citer l’accélération de la croissance nationale à des rythmes supérieurs à ceux de la croissance mondiale, la lutte contre la pauvreté, la hausse des dépenses pour l’éducation, la santé et les infrastructures, la modernisation technologique et le passage de la plupart des services publics à l’ère du big data. Grandes dépenses et réserves budgétaires L’agence Bloomberg a estimé que ces objectifs exigeraient, sur toute la période, jusqu’à 10 000 milliards de roubles de dépenses publiques (près de 132 milliards d’euros au cours actuel). Si le porte-parole du président, Dmitri Peskov, a réfuté ce chiffre, il a du moins admis que le décret sur les grandes priorités nationales était effectivement prêt. « Il a été soumis à toutes les expertises nécessaires. Il sera bientôt présenté au président. Et quand celui-ci aura jugé bon de le signer, nous vous en informerons », a-t-il déclaré à la presse. « La première mission du gouvernement sera de relancer la croissance économique » Tatiana Golikova, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

4 mai 2018
Politique

Quel gouvernement pour Vladimir Poutine ?

Immédiatement après son investiture, le président Vladimir Poutine proposera très probablement au parlement la candidature d’un nouveau Premier ministre. Conformément à la tradition, la Douma d’État l’entérinera dès le lendemain. Qui sera à la tête du prochain gouvernement et quels sont les autres changements ministériels possibles ? Si les contours de la future politique russe sont déjà nets, la composition du nouveau cabinet ministériel reste, elle, une énigme. Pour Alexeï Makarkine, expert du Centre de technologies politiques, ce genre de pronostic nécessite « le recours à un astrologue ». Les membres de l’actuel gouvernement eux-mêmes évitent d’évoquer l’avenir. Selon la chaîne de télévision Dojd, le premier vice-Premier ministre Igor Chouvalov a présenté sa démission avant de déclarer un peu plus tard se satisfaire de « toute tâche confiée par le président ». Arkadi Dvorkovitch, vice-Premier ministre dont beaucoup prédisent également la démission, à la question de savoir s’il ferait partie du nouveau gouvernement, a répondu : « Nul ne le sait. » Selon certaines rumeurs, Igor Chouvalov pourrait être remplacé par Andreï Belooussov, conseiller du président pour les questions économiques, qui supervisera le bloc « économie » du gouvernement. Le complexe militaro-industriel (OPK) pourrait également faire l’objet d’un remaniement. Alexeï Venediktov, rédacteur en chef de la station de radio libérale Écho de Moscou, écrit sur les réseaux sociaux que le ministre de la Défense Sergueï Choïgou remplacerait le vice-Premier ministre Dmitri Rogozine à la tête de l’OPK. D’autres sources évoquent Denis Mantourov, ministre de l’Industrie et du Commerce, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

4 mai 2018
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