Nouveau gouvernement russe : l’équation impossible entre modernité et fidélités

Depuis le 18 mai, la Russie a un nouveau gouvernement. Tous les ministres clés de l’équipe précédente y conservent leurs postes. Manifestement, Vladimir Poutine n’a pas l’intention de lancer le pays dans de grands bouleversements, tant sur le plan intérieur que sur celui de la politique étrangère.L’événement fondateur du quatrième mandat de Vladimir Poutine s’est déroulé le 1er mars dernier ‒ deux semaines avant sa réélection triomphale, le 18, avec plus de 76% des voix ‒ lors de l'adresse annuelle du président devant le parlement russe. Le texte de ce discours se trouve toujours en tête du site officiel du Kremlin. Le président y expose sa vision des grandes priorités nationales pour les six prochaines années. Pour ne citer que les principales, elles concernent la lutte contre la pauvreté, l’allongement de l’espérance de vie de la population, l’accélération des rythmes de croissance économique et le lancement de grands projets d’infrastructures et de rénovation urbaine.

Garder les plus précieux

Au-delà des ces grandes directions, la composition de la nouvelle équipe, approuvée vendredi dernier par Vladimir Poutine, montre que ce dernier entend surtout maintenir le cap. Dmitri Medvedev demeure Premier ministre et les ministres les plus importants conservent eux aussi leurs portefeuilles, notamment Sergueï Lavrov aux Affaires étrangères et Sergueï Choïgou à la Défense.Anton Silouanov, ancien ministre des Finances, est promu premier vice-président du gouvernement en charge de l’économie et des Finances. Son principal mérite : avoir mené jusqu’à présent une politique de consolidation budgétaire constante et durable.

Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou abonnez-vous !

Piotr Orekhine

Dernières nouvelles de la Russie

Une économie entrée en résistance

En 2018, l’économie russe s’est maintenue à ses niveaux précédents, et les cours élevés du pétrole ont permis à Moscou de consolider ses réserves monétaires. Mais 2019 pourrait être d’une toute autre facture.

 

3 janvier 2019

États-Unis / Russie, la grande bataille du gaz

La Russie et l’Allemagne ne renonceront pas à construire le gazoduc Nord Stream-2, en dépit de la menace de sanctions américaines contre les entreprises engagées dans ce projet. C’est la conclusion que l’on peut tirer de la rencontre, le 18 août, entre le président Vladimir Poutine et la chancelière Angela Merkel.

 

Crédits Image : nord-stream2.com - un ouvrier travaille sur une canalisation déstinée au projet Nord Stream-227 août 2018

Les Russes contre la réforme des retraites

Le gouvernement russe promet que le projet de loi sur le relèvement de l’âge de la retraite permettra d’augmenter les pensions à un taux plus élevé que celui de l’inflation. Il affirme élaborer un programme spécial d’aide à l’emploi pour les personnes âgées. Néanmoins, Vladimir Poutine a déjà annoncé que cette réforme ne lui plaisait pas.

 

23 juillet 2018