Sanctions : l’économie russe dos au mur

Les États-Unis ont décidé la mise en place d’un nouveau train de sanctions contre la Russie. Finie l’époque où Moscou réagissait à leur annonce avec insouciance et orgueil. Celles adoptées le 6 avril contre des oligarques étroitement liés au Kremlin ont été une douche froide pour le monde politique et les milieux d’affaires russes : pour la première fois, leur effet a été destructeur. Combien de temps celui-ci persistera-t-il et quel peut être l’impact de sanctions de plus en plus lourdes sur la politique et le monde des affaires ?

La Russie vit sous le coup des sanctions occidentales depuis près de quatre ans. L’establishment politique et le monde des affaires russes s’y sont tant bien que mal accoutumés – après tout, ils ont connu pire. La vie serait, bien entendu, plus agréable sans les sanctions mais elles ont également permis à la Russie de trouver des substituts aux importations et de développer son secteur agro-industriel… Certes, emprunter de l’argent est devenu plus difficile, notamment sur les marchés étrangers, et nécessite une longue réflexion en amont – ne vaudrait-il pas mieux aujourd’hui, pour sa tranquillité d’esprit, placer son argent dans une banque russe plutôt que dans une banque occidentale? – mais, à cela aussi, on finit par s’habituer.

Le 9 avril a été un « lundi noir » pour le marché boursier russe. […]

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Konstantin Kalatchev, politologue

Dernières nouvelles de la Russie

Économie

Oleg Deripaska : fin de partie pour le « roi de l’aluminium » ?

Le milliardaire Oleg Deripaska, dont l’entreprise Rusal est le premier producteur d’aluminium au monde, est le grand perdant des dernières sanctions américaines contre la Russie.

17 avril 2018
Économie

Expert en sanctions, un métier d’avenir ?

Un nouveau métier est récemment apparu sur le marché russe : expert en sanctions. En quoi consiste cette profession inhabituelle et recherchée ? Nous avons posé la question à Artem Javoronkov, spécialiste en sanctions et associé du cabinet d’avocats international Dentons.   Le Courrier de Russie : Comment êtes-vous devenu un « expert en sanctions » ? Artem Javoronkov : C’est arrivé tout à fait par hasard. En avril 2014, je devais aller à Washington pour intervenir lors d’un séminaire prévu depuis longtemps, sur le thème « Comment mener des affaires en Russie ». Mais en mars, la Crimée a été rattachée à la Russie, la situation s’est aggravée au Donbass, les premières sanctions sont entrées en vigueur… Peu avant mon départ, un collègue de Washington m’a appelé pour m’annoncer que le séminaire était annulé. « Plus personne ne s’intéresse au monde des affaires en Russie. Tout le monde ne parle plus que des sanctions », m’a-t-il dit. Me surprenant moi-même, je lui ai alors proposé de simplement changer de thème pour « Les sanctions en Russie ». Il m’a rappelé au bout d’une heure et m’a dit : « Tous les billets sont vendus, on va faire salle comble, viens ! » Voilà comment j’ai commencé à me spécialiser dans les sanctions. « Le travail le plus difficile et le plus créatif, c’est d’élaborer un plan d’action minimisant les risques pour les grandes entreprises » LCDR : En quoi consiste votre travail ? Quel genre de missions devez-vous remplir ? […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

20 mars 2018
Politique

Les milliardaires russes installés à Londres invités à rentrer au pays

Le délégué aux droits des entrepreneurs auprès du Kremlin et candidat déclaré à la présidence russe Boris Titov a organisé un événement assez inhabituel pour une campagne électorale : il a rencontré, à Londres, ses compatriotes hommes d’affaires pour tenter de les convaincre de revenir s’installer en Russie. Nombre d’entre eux ont fui leur pays natal pour échapper à la justice. Une quarantaine d’hommes d’affaires russes, dont certains très célèbres, ont participé, le 4 février, à une rencontre organisée par Boris Titov à la Maison Pouchkine, le Centre culturel russe de Londres. L’événement a fait salle comble. Plusieurs heures durant, les orateurs ont débattu de la possibilité d’un retour en Russie, où nombre d’entre eux sont poursuivis dans le cadre d’affaires pénales, principalement pour fraude et détournement de fonds. Sur sa page Facebook, Boris Titov explique avoir fait parvenir, à l’issue de cette rencontre, une liste à Vladimir Poutine où figurent les noms de dix hommes d’affaires « désireux de rentrer au pays, mais qui fuient la justice russe au Royaume-Uni ». « J’ai la conviction que les poursuites judiciaires dont ces gens sont l’objet doivent être réexaminées. Je vais intercéder afin que ceux dont la culpabilité ne semble pas avérée soient rayés des fichiers d’Interpol », a annoncé l’économiste, par ailleurs candidat à la prochaine élection présidentielle russe. Dans une interview à la chaîne télévisée russe Rossiya, Boris Titov a encore déclaré qu’à son avis les accusations visant certains hommes d’affaires étaient soit « carrément infondées », […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

7 février 2018
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