Élection présidentielle 2018 : Pour qui votent les Russes de France ?

Lors de la présidentielle de 2012, quatre bureaux de vote étaient accessibles pour les Russes qui vivent en France. Cette année, sept sont prévus dans l’Hexagone et un à Monaco. Le taux de participation devrait être sensiblement égal à celui enregistré il y a six ans.

Selon la Commission électorale centrale (TsIK), 1 875 408 électeurs russes vivent à l’étranger, soit 2 % de la population russe en âge de voter. […]

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Boris Iounanov, Olga Dmitrieva (Paris)

Dernières nouvelles de la Russie

Politique

Irina de Dreyer, la baronne russe de Megève, votera à domicile

« Oui, bien sûr que maman va voter ! Des représentants du consulat russe de Lyon m’ont dit qu’ils lui rendront spécialement visite pour qu’elle puisse participer à l’élection », explique avec enthousiasme Thomas, fils de la baronne Irina de Dreyer, dans une interview à RIA Novosti.

14 mars 2018
Politique

Paroles d’électeurs russes en France

Selon des chiffres non officiels, environ 120 000 Russes vivent dans l’Hexagone, la plupart d’entre-eux à Paris et en Île-de-France. Lors de la présidentielle de 2012, la majorité des Russes de la capitale (42 %) avait voté pour l’oligarque Mikhaïl Prokhorov, plaçant Vladimir Poutine en seconde position. Comment les intentions de vote ont-elles évolué depuis ?Alexandra Baratinskaïa, 59 ans, femme au foyer, en France depuis 1991 : « Je vote Poutine, je ne crois pas à ce qu’écrivent les médias français sur la Russie. » « J’ai étudié à la Sorbonne, puis, quand le pays dans lequel j’avais grandi a commencé à s’effondrer sous mes yeux, je suis partie en France par crainte de ce que l’avenir réservait à ma patrie. Dans les années 1990, mes amis et connaissances se sont, eux aussi, installés en France. La majorité cherchait une raison d’y rester : une véritable « révolution criminelle » avait cours en Russie, les prix ne cessaient de grimper, les salaires n’étaient plus payés depuis des mois, les habitants avaient peur pour leurs enfants… Certes, la politique et la presse étaient sans doute plus libres qu’aujourd’hui mais comment profiter de la liberté quand on a peur de laisser son fils ou sa fille à l’école ? Depuis quelques années, mes amis ne viennent plus en France avec le projet de s’y installer. Oui, ils craignent toujours les autorités russes à cause de leur négligence, de la corruption et de la fraude. Mais aucun ne songe à rester à France. « Dans quel but ? Quel intérêt ? La vie s’améliore peu à peu en Russie », […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

14 mars 2018
International

Alexandre Orlov : «Les Russes partagent les mêmes soucis et les mêmes rêves que les Français»

Dans un entretien exclusif accordé au Courrier de Russie, Alexandre Orlov, Secrétaire général exécutif du Dialogue de Trianon, revient sur cette initiative diplomatique originale dédiée à la société civile, annoncée à Versailles, le 29 mai dernier, par le président français Emmanuel Macron et son homologue russe, Vladimir Poutine. Le Courrier de Russie : Les présidents Macron et Poutine ont décidé de l’ouverture d’un dialogue entre les sociétés civiles française et russe. Vous avez été l’Ambassadeur de la Fédération de Russie en France pendant près de dix ans. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur la société française ? Alexandre Orlov : Elle est très diverse, elle est en proie à des problèmes et elle se pose des questions, comme la société russe. Nous vivons un moment important de notre histoire. La révolution numérique a changé nos habitudes et a complètement détruit les frontières qui existaient entre les nations. Mikhaïl Gorbatchev, qui parlait d’une maison commune européenne, avait finalement raison. Nous habitons la même maison. Peut-être à des étages différents. Mais nous en sommes tous les habitants. Ce brassage des nations et des cultures est un phénomène nouveau que nous avons quelques difficultés à digérer. Cela provoque parfois de très mauvaises réactions, à l’égard de gens qui viennent d’ailleurs. Il me semble que c’est l’une des raisons pour lesquelles le président Macron a proposé cette idée au président Poutine. Le paradoxe de cette évolution du monde est que les Français et les Russes se connaissent moins bien qu’il y a trente ans. C’est une anomalie et nous devons très vite y remédier. L’objectif premier de ce dialogue de Trianon, de ce forum franco-russe de la société civile, est justement de permettre à nos concitoyens de mieux se connaître. LCDR : Ces deux sociétés ne sont-elles pas très différentes l’une de l’autre ? A.O. : Je ne pense pas qu’il y ait une grande différence. Je ne veux pas paraître prétentieux, mais j’ai passé pas mal d’années dans votre beau pays, et si l’on considère toutes les nations européennes, la France est peut-être la plus proche culturellement de la Russie. Je dirais même que nous avons les mêmes qualités et les mêmes défauts. Cela se voit dans notre histoire ! Mais nous sommes complémentaires. Il faut élargir la base sociale de nos relations LCDR : Quelles qualités et quels défauts ? A.O. : Pour les défauts, si vous le permettez, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

19 décembre 2017