Arnaud Dubien : « Avec 76 % des voix, Poutine reçoit un mandat incontestable »

Réélu ce dimanche 18 mars, Vladimir Poutine entame un nouveau mandat présidentiel de six ans. Les résultats officiels du scrutin seront annoncés dans dix jours par la Commission électorale centrale. Mais l’essentiel est déjà connu : en recueillant 76,6 % des votes, Vladimir Poutine a battu un record personnel.
En 2012, 63,3 % des électeurs lui avaient donné leur voix (71,2 % en 2004). Ses principaux adversaires sont loin derrière: Pavel Groudinine 11,8 %, Vladimir Jirinovski 5,66 %, Ksenia Sobtchak 1,67 %.

Le taux de participation – 67,47 % (soit 73,36 millions d’électeurs) – est également impressionnant quand on se rappelle qu’il était de 65,34 % en 2012. Même à Moscou, où traditionnellement l’opposition réalise ses meilleurs scores, ils sont près de 60 % à s’être rendus aux urnes. La majorité des Moscovites ont ainsi ignoré les appels de l’opposant politique Alexeï Navalny à boycotter le scrutin.

Arnaud Dubien, directeur de l’Observatoire franco-russe, commente, pour le Courrier de Russie, les résultats de la présidentielle. […]

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Propos recueillis par Jean-Claude Galli

Dernières nouvelles de la Russie

Politique

Présidentielle 2018 : ils ont voté en France

Avec 63% des suffrages exprimés en France, Poutine arrive en première position dans l’Hexagone, devant Ksenia Sobtchak et Pavel Groudinine. Sept bureaux de vote étaient prévus pour les Russes présents dans l’Hexagone lors de la présidentielle. Tour d’horizon de Marseille à Strasbourg.

19 mars 2018
Politique

Moscou, Saint-Pétersbourg : comment Poutine a réussi à mobiliser les capitales russes

Le 18 mars, sur 73,36 millions d’électeurs qui ont pris part au scrutin, plus de 56 millions ont voté pour Vladimir Poutine. En 2012, ils étaient 45,6 millions. Si la Russie est un pays immense, ce sont ses « capitales » – Moscou (12,5 millions d’habitants) et Saint-Pétersbourg (5,3 millions) – qui continuent de façonner sa vie politique. Comment s’est déroulé le scrutin dans les deux plus grandes villes de la Fédération ? Le vainqueur de l’élection étant connu avant le début de la campagne, la vraie question concernait l’ampleur de cette victoire et le taux de participation. En définitive, même les Moscovites sont allés voter massivement. Outre la traditionnelle mobilisation des employés du secteur public (ceux qu’on appelle en Russie les bioudjetniki) les autorités de la capitale ont simplifié les démarches permettant aux habitants de voter ailleurs que sur leur lieu d’enregistrement. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

19 mars 2018
Société

Élection 2018 : ce que désirent les Russes : honnêteté, égalité et respect

À la veille de l’élection présidentielle de ce dimanche, la revue Expert a interviewé Vladimir Fedorov, le directeur du Centre panrusse d’étude de l’opinion publique (VTsIOM) : il revient sur la composition du paysage électoral et les désirs de changement des Russes. Extraits. Propos recueillis par Piotr Skorobogaty Au sein de la société russe, qui, concrètement, veut des changements ? Vladimir Fedorov : La société russe est grande et très diverse. Qui veut des changements ? Sûrement pas les retraités qui sont, comme chacun sait, la partie la plus active de l’électorat en Russie. Les jeunes veulent simplement que ça bouge, ils n’ont pas besoin de changements significatifs mais juste de nouveauté. Les Russes d’âge moyen, en revanche, ont un désir de changement bien plus profond, plus étoffé. Et que veulent-ils, ces Russes d’âge moyen ? V.F. : Plus d’argent, plus d’emplois qualifiés et bien payés, un système éducatif plus efficace, parce qu’ils ont généralement déjà des enfants scolarisés. Ils veulent aussi un système de santé de qualité, contemporain. Ils souhaitent moins de corruption, plus de justice, notamment sur les questions fiscales, et l’égalité de tous face à la loi. On le voit : toutes les demandes importantes des Russes concernent l’intérieur, et non les relations internationales, et plutôt la sphère socio-économique que la politique. C’est-à-dire que les gens ne veulent pas davantage de liberté d’expression, des médias indépendants ou la libéralisation des relations avec l’Occident. Ils veulent l’égalité des possibilités : que l’on « partage plus ». « Les Russes ont revu leurs prétentions à la baisse » Donc, ces gens ne sont pas prêts à sacrifier les succès intérieurs sur l’autel des victoires extérieures ? […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

15 mars 2018