Alexeï Oulioukaïev, ancien ministre de l'économie. Crédits : Kremlin.ru

Affaire Oulioukaïev : un an après…

Il y a un an, le 14 novembre 2016, l’ex-ministre de l’économie russe Alexeï Oulioukaïev, accusé d’avoir réclamé un pot-de-vin de 2 millions de dollars à la direction de Rosneft, était arrêté dans les bureaux du géant pétrolier. RBC revient sur les principaux événements survenus dans cette affaire depuis l’arrestation de l’ancien ministre.

La version de l’accusation

Le 14 novembre 2016, le ministre de l’économie russe Alexeï Oulioukaïev est arrêté. Il est accusé d’avoir exigé un pot-de-vin à Igor Setchine, président de Rosneft, pour avoir permis le rachat des parts de l’entreprise Bashneft, dont 50,8 % des actions appartiennent à l’État russe. Il aurait demandé ce pot-de-vin lors du sommet des BRICS à Goa, en Inde, en octobre 2016. Un mois plus tard, Setchine remet personnellement à Oulioukaïev 2 millions de dollars au siège de Rosneft, dans le cadre d’une opération en collaboration avec le FSB. Setchine invite lui-même l’ex-ministre à cette rencontre, qui conduit à l’arrestation de ce dernier.

Le lendemain, le ministre est assigné à résidence, une première en Russie pour un fonctionnaire aussi haut placé. Le même jour, le président russe Vladimir Poutine signe un décret démettant le ministre de ses fonctions pour perte de confiance.

Le 26 juillet, le Parquet entérine l’acte d’accusation contre Oulioukaïev et, le 8 août, le procès de l’ex-ministre débute à Moscou. Depuis le début, Oulioukaïev nie sa culpabilité, qualifiant l’affaire de « provocation ».

Sur écoute

Le 5 septembre, l’accusation lit devant la cour la transcription des propos échangés entre l’ancien ministre et le président de Rosneft au moment de la transmission supposée du pot-de-vin.
L’enregistrement audio de l’échange a été réalisé à l’aide de trois enregistreurs remis à M. Setchine et à deux employés de Rosneft non identifiés. La première transcription lue est celle de l’échange téléphonique qui s’est tenu le 14 novembre 2016, quelques heures avant qu’Oulioukaïev arrive au siège de Rosneft, situé quai Sainte-Sophie, à Moscou. Lors de cette conversation, Setchine explique à Oulioukaïev qu’il lui reste « encore un ordre non exécuté, […]

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RBCTraduit par Maïlis Destrée

Dernières nouvelles de la Russie

Économie

La Russie prolonge son accord pétrolier avec l’OPEP

Les pays producteurs de pétrole signataires de l’accord OPEP+, qui porte sur la réduction de la production pétrolière, ont décidé, le 30 novembre, de le prolonger de neuf mois, jusqu’à fin 2018. Après cette date, les prix de l’or noir pourraient chuter, avertissent les experts. Décryptage de RBC. Un an sans hausse de la production Fin 2016, suite à la surproduction de brut entre 2014 et 2016 et l’effondrement des prix qui a suivi (d’environ 100 dollars jusqu’à 26 dollars le baril), les 13 États membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et 11 autres pays, dont la Russie, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

4 décembre 2017
Société

La Russie pourrait perdre un million d’habitants d’ici 2035

Dépopulation, natalité faible, mortalité élevée, migration intérieure… tels sont les défis démographiques auxquels la Russie doit faire face, selon un rapport présenté le 17 novembre par les experts du Centre des études stratégiques (CES). Pour les relever, le pays devra accueillir davantage de migrants et en faire des citoyens russes à part entière. Décryptage de RBC. De moins en moins de Russes actifs Début 2017, la Fédération de Russie compte 146,8 millions d’habitants. Après une baisse démographique qui se prolonge pendant 14 ans (1993-2007), une amélioration se dessine entre 2009 et 2016, insignifiante – la population n’augmente que d’1,8 million – et due exclusivement à l’afflux de migrants. En 2016, une nouvelle baisse naturelle de la population est enregistrée, phénomène courant dans les pays développés. Selon les prévisions les plus optimistes, à l’horizon 2035, le pays pourrait perdre 400 000 habitants, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

22 novembre 2017
Société

Dopage un jour, suspension toujours

Mercredi 1er novembre, le Comité international olympique a suspendu à vie et déchu de leurs titres olympiques deux skieurs de fond russes pour avoir consommé des produits dopants. Quelles sont les conséquences de cette décision ? La Russie voit-elle définitivement les portes des prochains JO d’hiver se fermer devant ses yeux ? Décryptage signé RBC. Pourquoi les fondeurs russes ont-ils été suspendus ? Le Comité international olympique (CIO) a suspendu à vie Alexandre Legkov et Evgueni Belov de toute compétition pour dopage durant les Jeux olympiques de Sotchi en 2014. Leurs noms ainsi que ceux de quatre autres membres de l’équipe nationale russe de ski de fond – Alexeï Petoukhov, Maxime Vylegjanine, Evguenia Chapovalova et Ioulia Ivanova – figurent dans le dossier de la commission indépendante de l’Agence mondiale antidopage (AMA) dirigée par Richard McLaren. Selon la commission, ces fondeurs ont pu boire avant le début de l’épreuve le fameux « cocktail Rodtchenkov », composé de trois stéroïdes interdits mélangés à de l’alcool. Leurs échantillons d’urine auraient ensuite été falsifiés à la demande des fonctionnaires du ministère russe des sports. Grigori Rodtchenkov, ancien directeur du Laboratoire moscovite antidopage, a informé la commission de McLaren de ce système de dissimulation durant les JO de Sotchi. La Fédération russe du ski de fond (FLGR) a contesté la suspension des fondeurs en affirmant qu’il n’existait aucune preuve directe de leur culpabilité, hormis les propos de Rodtchenkov. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a toutefois maintenu cette décision en fixant à la Fédération internationale de ski (FIS) et au CIO la date butoir du 31 octobre pour présenter des preuves de la culpabilité ou de l’innocence des sportifs suspendus. Comment les preuves ont-elles été recueillies ? Pour vérifier les faits de falsification des échantillons des sportifs russes à Sotchi, le CIO a créé une commission spéciale sous la direction de Denis Oswald, membre du CIO ayant dirigé durant de longues années la Fédération internationale des sociétés d’aviron (FISA). Dans la mesure où recontrôler les échantillons n’avait aucun sens (selon Rodtchenkov, ceux-ci ont été remplacés en 2014 par des échantillons « propres »), la commission s’est concentrée sur l’étude de l’unique preuve mentionnée dans le rapport McLaren. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

2 novembre 2017