Bienvenue en Ossétie du Sud-Alanie

Depuis le 9 avril, la république non reconnue d'Ossétie du Sud, dans le Caucase, a un nouveau président et un nouveau nom. Et les deux ont été votés par le peuple. Retour sur une journée passée inaperçue. C'était l'événement de l'année dans ce petit État sécessionniste de 53 000 habitants, coincé entre la Russie et la Géorgie. Dimanche 9 avril, les Ossètes du Sud étaient appelés aux urnes. Et ils ont été 81 % à répondre présent.Questionnés sur l’avenir de leur république, 58 % d'entre eux ont choisi le changement, en donnant leurs voix au candidat Anatoli Bibilov, à la tête du Parlement, contre 30 % en faveur de Leonid Tibilov, le président sortant, en exercice depuis 2012. Ce dernier n'a d'ailleurs pas contesté les résultats et reconnu sa défaite dans la soirée. « C’est le choix du peuple, il n’est que raisonnable de s’y plier », a-t-il déclaré.

« Les Ossètes ne vont pas demander l’aumône »

Anatoli Bibilov promet un renforcement des liens avec la Russie, une relance de la croissance économique et le développement de l’agriculture, pour augmenter le taux d’emploi et les revenus de la population. « Le vecteur des relations [avec la Russie] ne changera pas. Il sera même renforcé », a-t-il souligné, peu de temps après l’annonce de sa victoire.L'Ossétie du Sud, perchée sur les montagnes du Caucase et privée d’accès à la mer, dépend largement des subventions russes, qui constituent la base du budget de la république. En 2017, sur les 8,1 milliards de roubles budgétaires, 7,3 milliards provenaient de contributions russes, selon les données officielles citées par Kommersant.

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LCDR

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