Nouvelle loi antiterroriste : ce qui va changer dans la vie des Russes

Le 7 juillet 2016, Vladimir Poutine a signé une série d’amendements antiterroristes, qui durcissent les sanctions pour les infractions à caractère terroriste et extrémiste.

Le code pénal de la Fédération de Russie sera notamment doté d’un nouvel article, intitulé « Acte de terrorisme international », punissant les accusations de préparation et d’exécution d’actes terroristes à l’étranger de 10 à 20 ans d’emprisonnement, voire de la perpétuité.

Autre nouveauté du code, un article sur le non-signalement d’actes terroristes en préparation permettra de poursuivre les individus n’ayant pas signalé à la police ou aux services spéciaux « une ou des personnes qui, selon des preuves certaines, préparent, réalisent ou ont réalisé » des actes criminels de diverses catégories. Le projet de loi mentionne une dizaine d’infractions à dénoncer, tel le terrorisme international ou un soulèvement armé menaçant l’intégrité territoriale de la Russie. Les coupables risquent des amendes pouvant aller jusqu’à 100 000 roubles (1 400 euros, ndlr), ou des peines d’emprisonnement d’un an maximum. S’il s’agit d’un conjoint ou d’un parent proche, toutefois, le non-signalement de la préparation ou de l’exécution d’un crime ne peut être puni.

De même, l’incitation publique au terrorisme ou son apologie sur Internet, désormais assimilées à des déclarations faites dans les médias, pourront être sanctionnées par une amende maximale d’un million de roubles et jusqu’à sept ans de prison, avec interdiction d’occuper certaines fonctions durant cinq ans maximum. À noter : la loi définit l’apologie du terrorisme comme « des propos publics affirmant le bien-fondé de l’idéologie et de l’activité terroristes, […]

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Julien Braun

Dernières nouvelles de la Russie

Société

Le péril jeune

Les bandes de jeunes armés de barres de fer ont refait leur apparition dans les rues des petites villes de l’Oural. Ura.ru s’est penché sur un phénomène que l’on croyait englouti avec les années 1990. Agressions, vols à la tire, vols de voitures : dès le début de l’année 2018, les statistiques du ministère russe de la Justice font état d’une hausse de 4,7 % de la délinquance des mineurs. Cette vague de criminalité concerne principalement les régions confrontées à de graves difficultés économiques. « Il ressort de notre collaboration avec les chefs d’établissements scolaires que les bandes organisées sont à nouveau très présentes autour des écoles, explique à Ura.ru une source au sein du Parquet. Elles recrutent de façon active et ciblent particulièrement les enfants de 10-11 ans. Les rabatteurs les interpellent à coups de : Tu n’as pas de chef ? Tu veux travailler pour nous ? Des procédés que l’on ne voyait plus depuis les années 1990 ». […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

7 novembre 2018
International

Conflit syrien : un nouveau format politique ?

Samedi 27 octobre, Emmanuel Macron, Vladimir Poutine, Angela Merkel et Recep Tayyip Erdogan se sont retrouvés à Istanbul pour évoquer la situation en Syrie. Igor Delanoë, directeur adjoint de l’Observatoire franco-russe de Moscou, revient sur les enjeux de ce sommet. LCDR : Vladimir Poutine veut inclure les Occidentaux dans le processus de reconstruction de la Syrie. Y a-t-il eu des avancées sur ce point ? Igor Delanoë : Pas véritablement. Les déclarations finales donnent l’impression que l’Allemagne, la France, la Russie et la Turquie se sont accordées sur des principes généraux, mais que le sommet n’a abouti à rien de très concret. Sans doute les préoccupations des quatre délégations différaient-elles trop d’emblée. Comme attendu, la question de la reconstruction a été soulevée par la Russie, mais cela ne semblait pas le principal sujet de préoccupation des autres pays. Les discussions ont plus porté sur les réfugiés, malgré des positions divergentes. Pour Paris et Berlin, les réfugiés ont vocation à rentrer chez eux, mais pas dans n’importe quelles conditions. Ankara, de son côté, favorable à un retour des réfugiés, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

31 octobre 2018
Société

Carton rouge pour les stars du foot russe

Depuis plus de deux semaines, des incidents impliquant les footballeurs Alexandre Kokorine (Zenit Saint-Pétersbourg) et Pavel Mamaïev (FC Krasnodar) alimentent les débats dans les médias russes. Les réactions, sans concession, dépassent largement le cadre du fait divers. L’intérieur d’un café moscovite. Dans un coin, à gauche, un homme en costume déjeune seul. Des jeunes gens s’approchent de lui. Des mots sont échangés. Soudain, l’un d’eux frappe l’homme au visage avec un chaise. La scène, filmée par une caméra de surveillance, a fait le tour des réseaux sociaux et des télévisions russes. Survenue le 8 octobre au matin, elle montre l’agression d’un haut fonctionnaire du ministère de l’Industrie et du Commerce, Denis Pak, par deux footballeurs, Alexandre Kokorine et Pavel Mamaïev. Les deux sportifs ont été arrêtés et incarcérés dans l’attente de leur procès, qui devrait se tenir début décembre. Ils sont inculpés pour vandalisme et violence, des délits sanctionnés par des amendes (proportionnelles aux revenus des condamnés), des travaux d’intérêt général et jusqu’à sept ans de prison. Selon l’avocat de Denis Pak, son client souffre d’une commotion cérébrale à la suite des coups qu’il a reçus ; le préjudice moral lié à l’agression et aux insultes racistes (ciblant les origines coréennes de la victime) reste à déterminer. Et ce n’est pas tout : le même jour, quelques heures avant de s’en prendre au fonctionnaire, les deux footballeurs avaient roué de coups le chauffeur d’une présentatrice de la chaîne Pervy kanal, Vitali Solovtchouk. Ce dernier avait dû être hospitalisé. Des comportements inadmissibles Si le procès n’aura lieu qu’à la fin de l’année et si l’enquête n’a pas encore établi exactement le déroulement des faits, notamment le rôle tenu par chacun dans ces agressions, l’opinion des Russes est faite : les deux footballeurs sont cent fois coupables. En premier lieu, c’est le geste même des deux sportifs qui suscite l’indignation. Frapper un homme isolé, répondre à l’invective par la violence physique, se donner en spectacle dans un lieu public ‒ autant d’actes « inadmissibles » unanimement condamnés. Dès la publication des faits dans la presse, les clubs des deux joueurs ont ainsi exprimé la honte et la déception que le comportement de leurs salariés leur inspirait, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

25 octobre 2018