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Nouvelle loi antiterroriste : ce qui va changer dans la vie des Russes

Le 7 juillet 2016, Vladimir Poutine a signé une série d’amendements antiterroristes, qui durcissent les sanctions pour les infractions à caractère terroriste et extrémiste.

Le code pénal de la Fédération de Russie sera notamment doté d’un nouvel article, intitulé « Acte de terrorisme international », punissant les accusations de préparation et d’exécution d’actes terroristes à l’étranger de 10 à 20 ans d’emprisonnement, voire de la perpétuité.

Autre nouveauté du code, un article sur le non-signalement d’actes terroristes en préparation permettra de poursuivre les individus n’ayant pas signalé à la police ou aux services spéciaux « une ou des personnes qui, selon des preuves certaines, préparent, réalisent ou ont réalisé » des actes criminels de diverses catégories. Le projet de loi mentionne une dizaine d’infractions à dénoncer, tel le terrorisme international ou un soulèvement armé menaçant l’intégrité territoriale de la Russie. Les coupables risquent des amendes pouvant aller jusqu’à 100 000 roubles (1 400 euros, ndlr), ou des peines d’emprisonnement d’un an maximum. S’il s’agit d’un conjoint ou d’un parent proche, toutefois, le non-signalement de la préparation ou de l’exécution d’un crime ne peut être puni.

De même, l’incitation publique au terrorisme ou son apologie sur Internet, désormais assimilées à des déclarations faites dans les médias, pourront être sanctionnées par une amende maximale d’un million de roubles et jusqu’à sept ans de prison, avec interdiction d’occuper certaines fonctions durant cinq ans maximum. À noter : la loi définit l’apologie du terrorisme comme « des propos publics affirmant le bien-fondé de l’idéologie et de l’activité terroristes, […]

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Julien Braun

Dernières nouvelles de la Russie

Économie

Affaire Baring Vostok :
le mauvais signal

Vendredi 15 février 2019, un des plus anciens investisseurs étrangers, Michael Calvey, présent en Russie depuis 1994, a été arrêté pour escroquerie avec plusieurs associés, dont le Français Philippe Delpal. L’enquête, menée par le Service fédéral de sécurité (FSB), inquiète au plus haut point les milieux d’affaires.Forum russe des investissements de Sotchi, le 15 février 2019. « La région de Rostov a présenté une nouvelle invention, un gigantesque baromètre du climat des investissements, raconte l’envoyé spécial de la chaîne NTV, Denis Talalaïev. Aujourd’hui, le temps est dégagé… » Ce jour là, le directeur du fonds d’investissement Baring Vostok, l’Américain Michael Calvey, et plusieurs de ses associés – le Français Philippe Delpal et les Russes Vagan Abgaryan et Ivan Ziouzine – sont pourtant arrêtés… Accusés d’escroquerie, ils ont été placés en détention provisoire jusqu’au 13 avril. Le juge du tribunal Basmanny de Moscou, Artur Karpov, a notamment refusé la demande de liberté conditionnelle et la caution de 5 millions de roubles (66 000 euros) proposée par les avocats de M. Calvey. Selon le magistrat, l’Américain pourrait être tenté de quitter le pays et de détruire des documents compromettants.Michael Calvey et Philippe Delpal sont deux fins connaisseurs du système bancaire russe. Le Français a fondé la société Cetelem Russia et occupé le poste de président directeur-général de BNP Paribas Vostok de 2007 à 2010. Entre 2004 et 2006, il était directeur du développement de Rusfinans Bank, une banque du groupe Société générale. Quant à l’Américain, il a investi près de trois milliards de dollars en Russie depuis 1994.Artur Karpov, le juge chargé de l’affaire, est connu pour avoir rejeté, au début des années 2010, la requête de la mère de l’avocat Sergueï Magnitski, qui réclamait une enquête sur la mort de son fils, accusé de fraude en 2007, et décédé dans des circonstances non élucidées lors de sa détention provisoire. Il est aussi celui qui avait ordonné l’arrestation de plusieurs personnes qui avaient pris part aux grandes manifestations de la place Bolotnaïa, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

19 février 2019
Société

Louer une voiture, garder le volant

L’autopartage se développe à Moscou, comme dans toutes les grandes villes du continent. Un des leaders du secteur, Belkacar, déplore un phénomène lui aussi en expansion : les vols de pièces détachées.« Je m’installe sur le siège du conducteur, j’attache ma ceinture et là… pas de volant ! » Sergueï, Moscovite de 32 ans, retient un fou rire en racontant sa mésaventure. Les vols sont en effet nombreux dans les voitures en libre service de la capitale russe. En 2018, Belkacar, troisième entreprise du marché derrière Delimobil et Yandex.Drive, a ainsi déploré la disparition de 18 000 litres de liquide lave-vitres et de 2 000 balais à neige. Sans compter les roues, les tapis de sol et les autoradios. Outre ces accessoires accessibles, faciles à emporter et aisément remplaçables, les vols concernent des éléments indispensables et plus volumineux : des batteries (146 vols déclarés par Belkacar l’année dernière), des sièges passagers (14) et une banquette arrière !Un phénomène marginal« Certains tentent même de voler les voitures afin de les revendre à l’étranger, ajoute Alexeï Skorik, du service de presse de Belkacar, interrogé par le journal Metro. Un jour, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

1 février 2019
International

Turkménistan : le président se refait le portrait

Qui a dit que le temps n’avait aucune emprise sur les régimes autoritaires ? Au Turkménistan, un des pays les plus fermés de l’espace postsoviétique, la population assiste, depuis le début de l’année, à un bouleversement : dans les lieux et les édifices publics, le portrait officiel du bienaimé président Gourbangouly Berdymoukhamedov a changé !Bâtiments administratifs, écoles, hôpitaux, postes de police, gymnases, salles de spectacles, aéroports, partout, le visage de l’homme d’État aux cheveux d’ébène est en train de céder la place à celui, mis à jour, d’un « Protecteur » (Arkadag, le surnom officiel du président) aux tempes grisonnantes. Le nouveau portrait coûte 5 manats (1,25 euro) en grand format, 3 manats (0,75 euro) en petit. L’ancien est désormais en promotion à 4 manats pièce.Voitures blanches et cheveux noirsUn an après l’interdiction (entièrement arbitraire, aucune loi ou décret n’ayant été signé) faite aux automobilistes turkmènes de circuler dans des véhicules de couleur – le Protecteur aurait un faible très prononcé pour le blanc –, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

17 janvier 2019

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