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Avalanche : un logiciel russe pour gagner les guerres de l’information

Avalanche : un logiciel russe pour gagner les guerres de l’information

Fausse information, incitation à la haine, menaces… les défis d’Internet sont nombreux. Pour y faire face, l’ex-colonel du FSB Andreï Masalovitch a créé, en 2000, Avalanche, un logiciel de recherche et d’analyse de données permettant de détecter les dangers et de s’orienter parmi les flux d’informations. En 1992, Andreï Masalovitch, alors lieutenant-colonel des services spéciaux, a démissionné pour lancer son affaire. « Je suis un homme à plusieurs vies, la première s’est achevée avec ma démission du FSB, et je voulais en vivre une deuxième », confie-t-il. Fort de son expérience au sein de l’agence fédérale des communications gouvernementales et de l’information, il a utilisé ses compétences en analyse de données pour élaborer un logiciel de consulting destiné aux banques. « On pouvait tout prévoir grâce à ce logiciel : les taux d’intérêt, le cours du rouble… », se souvient l’entrepreneur, qui a rapidement trouvé ses premiers clients et gagné ses premiers 50 000 roubles en cinq jours. Mathématicien de formation, il a élaboré un algorithme de pronostic à court terme pour le marché boursier et même remporté le prix du meilleur journaliste IT de Russie en 1995. « J’avais de beaux bureaux rue Stolechnikov, un restaurant et même une marque de bière à moi », poursuit-il. Très vite, de très gros gains sont arrivés, et l’affaire a bien marché jusqu’au 17 août 1998. Ce jour-là, Andreï Masalovitch était en vacances à Monaco, et venait même de gagner 300 francs au casino. « Je suis allé boire un coup dans un bar pas loin, et quelqu’un m’a dit : Il se passe quelque chose en Russie », se souvient-il. C’était la grande banqueroute : le dollar, qui valait jusque-là six roubles, était passé à 24. De retour à Moscou, l’entrepreneur a découvert que la majorité de ses clients étaient ruinés. Masalovitch a dû fermer boutique. Le montant de ses pertes, 40 000 dollars, équivalait à l’époque au prix d’un appartement de cinq pièces dans le centre de la capitale russe. Pour éponger ses dettes, l’entrepreneur a profité de contacts utiles hérités de son ancien employeur. « Mes ex-collègues m’ont demandé de les aider à analyser de l’information : aucun des logiciels qu’ils possédaient n’était capable d’effectuer une recherche avancée à partir de mots-clés », se souvient-il. En trois ans, Masalovitch a développé un système d’analyse à l’usage des services spéciaux,

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