Centre de recherche et développement Skolkovo

A l’assaut de Skolkovo

Skolkovo, Silicon Valley russe et projet phare de la présidence Medvedev, ne parvient pas à sortir la tête de l’eau à la suite d’une série de scandales. Le magazine Vlast revient sur les événements qui ont touché le « bébé » de l’ex-président et en décortique les ficelles.

Ce devait être une négociation ordinaire entre un représentant du géant américain Intel et la direction de la fondation Skolkovo, le 18 avril dernier. Sauf qu’à cette même date, le Comité d’enquête avait prévu de perquisitionner le siège de la fondation, situé dans le Centre du commerce international à Moscou. Comme les autres personnes présentes, le représentant d’Intel s’est vu confisquer son téléphone et son passeport, avant d’être invité à patienter dans le couloir. Une fois ses effets personnels rendus, c’est ensuite dans la rue qu’on lui a demandé d’attendre jusqu’à la fin de l’enquête. Quand les membres de la fondation, quelques heures plus tard, ont appelé le représentant pour s’excuser et reprendre les négociations, celui-ci était déjà en route pour l’aéroport… Le lendemain, un autre représentant d’une grande compagnie décidait lui aussi d’annuler sa rencontre avec les représentants de Skolkovo, jusqu’à ce que « les problèmes actuels soient résolus ».

 Zone de turbulence

Le paradoxe, en réalité, dans cette histoire, c’est que, le même jour, dans le bâtiment même où les enquêteurs étaient occupés à perquisitionner les locaux de la fondation, se tenait le forum Russie 2013, au cours duquel le premier vice-Premier ministre Igor Chouvalov tentait de persuader les invités de combien « la Russie est un pays plus aisé et plus fiable pour les investissements que de nombreux autres qui l’étaient autrefois ». L’intervention suivante devait être consacrée aux avantages d’investir dans les projets innovants russes. Elle était censée être animée par le président de la fondation Skolkovo, Viktor Vekselberg. Mais Vekselberg était absent, et avait de bonnes raisons de l’être.

Pour l’heure, Viktor Vekselberg se garde bien de commentaires publics sur le sujet. Les seules explications, c’est à ses partenaires étrangers qu’il les donne par le biais de lettres confidentielles. « Comme dans toute affaire délicate, rien ne se déroule sans heurts. Notre projet éveille une attention toujours croissante non seulement chez les chercheurs et investisseurs mais aussi au sein des organes de justice, […]

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Traduit par Thomas Gras

Dernières nouvelles de la Russie

Société

Tatarstan : la langue tatare devient facultative

Depuis le 29 novembre, après plusieurs années de débats houleux, l’enseignement de la langue tatare n’est plus obligatoire dans les écoles du Tatarstan. Le Conseil d’État de la république, sous la pression de Moscou, a tranché : il devient facultatif, à raison de deux heures de cours par semaine. Ekaterina Khodjaeva, sociologue et auteur de nombreux ouvrages sur les mouvements socio-ethniques au Tatarstan, revient pour Le Courrier de Russie sur ce bras de fer linguistique. Le Courrier de Russie : La république du Tatarstan est ethniquement composée d’environ 53,2 % de Tatars et de 39,7 % de Russes. A qui et pourquoi l’enseignement obligatoire du tatar à l’école posait-il problème ? Ekaterina Khodjaeva : Le principal problème résidait dans l’enseignement même de cette langue. Suite à sa désignation comme langue d’État dans la république, au début des années 1990, la législation du Tatarstan a, dans la foulée, garanti son enseignement obligatoire au même niveau que le russe, du primaire à la fin du secondaire, en raison de 5 à 6 cours hebdomadaires. Prise dans la précipitation, cette décision ne tenait toutefois pas compte de l’absence de programme, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

30 novembre 2017
Société

Sous pression, le boulanger homophobe Sterligov revend sa chaîne moscovite

L’entrepreneur super-orthodoxe et ouvertement homophobe German Sterligov a annoncé la fermeture et la revente de ses boulangeries Khleb i sol à Moscou. Pour rappel : leur entrée était « interdite » aux homosexuels. Chronique d’un scandale. C’était son principal argument de vente : un écriteau en bois, disposé derrière les vitrines, proclamant « Entrée interdite aux pédés ». Et c’est aujourd’hui la principale raison de la revente de ses six boulangeries moscovites, à en croire un message plein de haine posté par Sterligov sur son compte Vkontakte le 1er novembre. « Le procureur fait fortement pression sur moi. Il voulait d’abord que j’enlève le mot pédé de ma pancarte car ce serait soi-disant un terme obscène, alors qu’il est totalement décent. Enfin, bref. Nous l’avons remplacé par sodomites, qui sont comme des pédérastes, sauf que c’est un mot biblique. Or, il s’avère que le vrai problème n’est pas le mot employé mais qu’ils veulent qu’on serve tout le monde, c’est-à-dire MÊME LES PÉDÉS, sinon, après des inspections, ils nous feront fermer. (…) En somme, on m’a proposé de choisir entre mon affaire et ma conscience. J’ai choisi ma conscience », […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

8 novembre 2017
Culture

La bande son de la révolution russe

De la Marseillaise à Hatikvah, quelles étaient les chansons populaires parmi les révolutionnaires russes en 1917 ? LCDR Radio en a concocté une petite compil’, inspirée par le portail d’information Arzamas.La MarseillaiseComme leurs confrères français de la fin du XVIIIe siècle, à qui ils vouaient une certaine admiration, les révolutionnaires bolchéviques se rassemblaient derrière la Marseillaise. Enfin, pas tout à fait la même – celle des travailleurs. Adaptée par le philosophe Piotr Lavrov en 1875, la Nouvelle Chanson, comme on avait aussi coutume de l’appeler, célébrait le reniement de l’ancien monde et appelait le peuple ouvrier à se soulever sur la mélodie originale de Claude Joseph Rouget de Lisle. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

27 octobre 2017