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Edouard Limonov : « Tant qu’il y aura des super-riches, il y aura des croix gammées sur les murs »

Edouard Limonov : « Tant qu’il y aura des super-riches, il y aura des croix gammées sur les murs »

Les gonfalons et les drapeaux de la Marche russe du 4 novembre se sont tus. Billet d'humeur d'Edouard Limonov. Il n’en reste que les photos « grillées », comme on dit, d’adolescents faisant le Sieg Heil, choisies par les rédacteurs en guise d’illustration aux articles condamnant la Marche.Je remarque que le choix des rédacteurs, visiblement, n’était pas particulièrement riche cette fois-ci : j’ai aperçu dans plusieurs médias les mêmes visages et les mêmes mains tendues.Difficile d’attendre une analyse sérieuse sur la Marche russe, vu qu’il n’y a personne pour la faire : les médias dans notre pays, même pro-gouvernementaux, sont tous, sans exception, bourgeois.Je tenterai donc une analyse, non de toute la marche mais du phénomène des adolescents faisant le Sieg.Je commencerai par la svastika [symbole d’origine païenne récupéré par les Nazis comme croix gammée, ndlr].Du temps de mon enfance et de ma jeunesse, et c’était après guerre dans les années 1960, les adolescents ne dessinaient pas de svastikas sur les murs.Personnellement, je les ai vues apparaître sur ces derniers dans les années 1990. Et pas du tout parce qu’avait commencé de se diffuser l’idéologie du fascisme. À la fin des années 1980 - début des années 1990,

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Julia Breen