De la liberté de ne pas ouvrir sa gueule

Je viens d’un pays où avoir des convictions, c’est un peu comme un iPad chez les Américains : c’est tendance – et sans ça, tu es un raté.On adore ça, tout simplement : ramener sa gueule. S’asseoir autour d’une table jusque tard dans la nuit, boire du vin au point que l’élocution en pâtit et déblatérer sur nos convictions respectives.Enfant, on passe de longues heures à table à se demander pourquoi les adultes se crient dessus. Adolescent, on lève la main pour obtenir la parole, révolté déjà de ne pas être assez entendu. Jeune adulte, on reproduit les disputes dominicales les soirs de beuverie. Puis, on teste les convictions de la personne avec laquelle on a décidé de partager sa vie. Enfin, on transmet ces mêmes convictions à ses enfants, et puis, en vieillard désabusé – on finit par militer pour la retraite et le droit des grenouilles.

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Nina Fasciaux

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