Le Mal autour de moi

L’Europe et les États-Unis n’ont pas la même vision du Mal : dans la culture européenne, le Mal n’est jamais absolu, il peut être pénétré, décortiqué, dépassé. Le Mal a une nature et des origines. Il n’est pas abstrait, il peut – et doit – passer par le bistouri impartial des psychologues, sociologues et autres spécialistes des sciences humaines.Ainsi examiné, le Mal perd son mystère et son attrait. Mis à nu, il peut être pardonné. C’est ce travail d’appréhension du Mal qu’a entamé toute la nation française après le massacre de Charlie Hebdo. Au lieu de se laisser guider par des instincts primaires, les Français ont fait appel à leur arme favorite – la raison. Ils se sont demandé comment le Mal avait pu pénétrer leur société ? Quelles en étaient les racines ? Dès le lendemain de la tragédie, la presse s’interrogeait sur les motifs des frères Kouachi, publiait des reportages détaillés sur leur enfance, des textes reconstituant pas à pas leur chemin vers l’islamisme radical, des études complètes sur leur entourage et le milieu d’où ils venaient. Très peu de haine gratuite. Beaucoup d’analyses froides et objectives. Pour les Français, le Mal ne pouvait rester méconnu. En dignes enfants de Descartes, ils croient dur comme fer que le Mal ne vient pas de Satan mais de l’homme et que, comme l’homme, il peut être appréhendé.

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Inna Doulkina

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