Célébrations du Jour de la Victoire à Sébastopol. Crédits : Foksik.ru

Le Soleil brille plus fort à Sébastopol

Depuis déjà plusieurs jours, des hommes armés en tenue de camouflage patrouillent dans les rues de Simferopol, chef-lieu de la république autonome de Crimée. Sur leur uniforme, aucun signe d’appartenance. On ne sait pas quelle armée ils représentent ni sur quel ordre ils sont ici. Eux-mêmes n’en disent pas un mot. À toutes les questions, ils se contentent de répondre par un sourire poli. Le Net est plein de preuves du fait que leur présence n’effraie pas les habitants : on y trouve de nombreuses photos de femmes et d’enfants qui se font photographier aux côtés de ces mystérieux soldats. Les reportages depuis la Crimée, même ceux des médias les plus engagés, le confirment : ces hommes y étaient attendus depuis longtemps, et la population les accueille à bras ouverts.« Depuis leur arrivée, le soleil brille plus fort pour les habitants de Sébastopol », a affirmé Alexandre Kovchar, marin en retraite, dans une interview à Lenta.ru. « Merci de ne pas nous avoir abandonnés, mes chers », s’exclame une vieille dame de Simferopol, citée par Izvestia. Qu’est-ce qui explique cet accueil si chaleureux ? Il faut, pour pouvoir répondre cette question, comprendre l’histoire de la Crimée.

Sébastopol : une fenêtre vers le Sud

Dans l’Antiquité, la péninsule était peuplée de Scythes et de Grecs ; la ville de Sébastopol se trouve par exemple sur l’emplacement de l’ancienne cité grecque de Chersonèse, dont on peut encore voir les ruines. Puis c’est ici qu’en 998, Vladimir, prince de Kiev, a reçu le baptême et initié son peuple – pas encore divisé, alors, entre Russes et Ukrainiens – au christianisme de rite byzantin.Au XIVè siècle, la péninsule fut envahie par les Tatars, qui y fondèrent le khanat de Crimée,

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Inna Doulkina

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