Alexeï Balabanov: peindre l’enfer
Éditorial

Alexeï Balabanov: peindre l’enfer

On ne l’aimait pas trop, ni dans sa patrie, ni au-delà des frontières. En Russie, on reprochait à Alexeï Balabanov de faire des films sans espoir, d’avoir des goûts morbides, de dire une réalité en noir. En Europe, on l’a rapidement taxé de provocation et rangé au placard : le plus grand réalisateur russe de notre temps a eu droit, de son vivant, à quelques projections parallèles à Cannes et Venise, un brin de réactions polies dans la presse, aucune récompense majeure. L’Europe est passée à côté de Balabanov, et lui ne s’est jamais accroché à ses jupes. Et impossible de se l’imaginer, lui, solitaire illuminé, dissertant dans une réception, champagne à la main, sur le pouvoir oppresseur et les atteintes aux droits de l’homme en Russie. Alors que ses confrères n’ont de cesse de nommer des coupables, il ne s’est toujours obstiné à chercher le Mal qu’à l’intérieur de lui-même.Balabanov n’aimait pas les mots creux. Les interviews sont rares,

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Inna Doulkina

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