Ekaterinbourg, ville fière qui ne s’en cache pas

Ekaterinbourg, ville fière qui ne s’en cache pas

Ekaterinbourg, ville fière qui ne s’en cache pas

Essayez d’écrire sur Ekaterinbourg, rien qu’une ligne – vous verrez combien c’est difficile. La ville vous repousse, vous échappe, se disperse en fragments hétéroclites qu’il devient impossible de rassembler en une image complète. Une isba par-ci, un gratte-ciel par là, dans ce chaos architectural se côtoient usines staliniennes, publicités tapageuses, façades en ruines et automobiles de marque. Dans ce mélange, aucun goût, aucune harmonie. Un peu comme à Moscou – mais Moscou est une femme. Elle parvient à réconcilier les disparités, réduire les divergences. Ekaterinbourg, pas vraiment.

Moscou se laisse rêver. Elle aime qu’on lui consacre des poèmes et des chansons. Par crainte de laisser ses admirateurs désœuvrés, Moscou se réinvente sans cesse, se pare de nouveaux mystères que vous et moi aurons le plaisir de déceler. Moscou n’est difficile et inabordable qu’en apparence, et elle ne compte plus les auteurs qui se sont laissé inspirer par ses beautés imaginaires. À Ekaterinbourg, pas l’ombre d’un troubadour. Jusqu’à ce jour, pas un écrivain russe n’a cru bon de lui consacrer une ligne, les quelques-uns qui l’ont tenté, pour décrire la ville, ont dû la rebaptiser. On croise ici ou là une certaine Gornoouralsk qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Ekaterinbourg.

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Inna Doulkina

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