Salle d’attente

« Nous vivons dans une salle d’attente », écrit en 1963 le poète Robert Rojdestvenski. Il est alors âgé d’une trentaine d’années et occupe une place non négligeable dans la « jeune poésie » de l’après-XXe Congrès du Parti communiste d’Union soviétique (PCUS), organisé en 1956.Au moment de l’écriture du poème, le « Dégel » poststalinien se poursuit, mais on sent déjà se dessiner l’éventualité d’un « regel ». Robert Rojdestvenski ne parle pas d’espoirs ni même d’attentes ‒ ce serait encore trop optimiste. Il ne parle que de « salle d’attente », autrement dit d’un lieu généralement peu agréable, qui peut être le prélude au pire comme au meilleur : un voyage ou l’extraction d’une dent…1964 : Nikita Khrouchtchev est limogé.

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Anne Coldefy-Faucard

Dernières nouvelles de la Russie

Médocs et cuisine

Au moment de la parution de Soumission, il y a exactement quatre ans, il n’était pas inintéressant de se pencher sur d’éventuels points de contact entre cette œuvre de Michel Houellebecq et le roman Telluria de Vladimir Sorokine, sorti en russe quelque deux ans plus tôt1. A priori, la tâche semblait vaine, les deux écrivains différant par leur style, leur histoire, leurs personnalités… Ils ont néanmoins plusieurs traits essentiels en commun : une vision distanciée des évolutions du monde (un monde plus français pour Houellebecq, nettement plus large pour Sorokine) et une redoutable intuition. N’est-ce pas là la marque d’une « vraie » littérature de plus en plus rare ?

 

15 mars 2019

Houellebecq / Sorokine :
Médocs et cuisine

Au moment de la parution de Soumission, il y a exactement quatre ans, il n’était pas inintéressant de se pencher sur d’éventuels points de contact entre cette œuvre de Michel Houellebecq et le roman Telluria de Vladimir Sorokine, sorti en Russie quelque deux ans plus tôt*. A priori, la tâche semblait vaine, les deux écrivains différant par leur style, leur histoire, leurs personnalités…

 

11 janvier 2019

C’est (encore) Noël !

« C’est Noël dans toute la maison. Ça sent bon le parquet ciré, l’encaustique, le sapin. On a éteint les lampes mais toutes les veilleuses [les veilleuses d’icônes] brûlent. Les poêles ronflent et crépitent. Les vitres sont complètement gelées. Dans le fond du salon, le sapin se dessine, masse sombre et mystérieuse. »

 

4 janvier 2019