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Salle d’attente

Salle d’attente

« Nous vivons dans une salle d’attente », écrit en 1963 le poète Robert Rojdestvenski. Il est alors âgé d’une trentaine d’années et occupe une place non négligeable dans la « jeune poésie » de l’après-XXe Congrès du Parti communiste d’Union soviétique (PCUS), organisé en 1956.Au moment de l’écriture du poème, le « Dégel » poststalinien se poursuit, mais on sent déjà se dessiner l’éventualité d’un « regel ». Robert Rojdestvenski ne parle pas d’espoirs ni même d’attentes ‒ ce serait encore trop optimiste. Il ne parle que de « salle d’attente », autrement dit d’un lieu généralement peu agréable, qui peut être le prélude au pire comme au meilleur : un voyage ou l’extraction d’une dent…1964 : Nikita Khrouchtchev est limogé.

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Anne Coldefy-Faucard

Rouge : le soleil disputé

C’est tout de même vexant : jamais nous ne saurons si, au cœur de Moscou, nous foulons les pavés de la Belle Place ou de la place Rouge. En effet, dans la tradition slave, russe notamment, l’adjectif krasny exprimait indissociablement le rouge et le beau.

 

14 août 2020

Noir : une gueule à faire peur

En Russie comme dans d’autres cultures, le noir est la couleur du deuil, du chagrin. La raison en est, selon la tradition, que « la couleur noire n’irrite pas le défunt, elle ne suscite en lui aucune envie ni jalousie envers les vivants portant des vêtements de couleurs vives et joyeuses ».

31 juillet 2020