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Élections américaines : Moscou sur répondeur

Élections américaines
Moscou sur répondeur

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Retenue et indifférence sont les maîtres mots de la réaction du Kremlin à l’issue de la (longue) élection présidentielle américaine. Vladimir Poutine n’a d’ailleurs toujours pas appelé Joe Biden pour le féliciter.

Moscou, Douma d’État, le 9 novembre 2016. « Chers amis, estimés collègues... Il y a trois minutes, Hillary Clinton a reconnu sa défaite, et Donald Trump vient de commencer son premier discours en tant que président élu. Je vous en fais mon compliment ! », déclare le député de Russie unie, Viatcheslav Nikonov, sous un tonnerre d’applaudissements. Dans certains bureaux du parlement, des élus sablent le champagne. 

Il y a quatre ans, la victoire de Donald Trump avait suscité l’euphorie dans les cercles politiques moscovites. Nombre de responsables croyaient dur comme fer à l’ouverture d’une ère nouvelle dans les relations russo-américaines. L’enthousiasme était tel que le magasin de vêtements patriotiques Armiïa Rossii proposait 10 % de réduction à tous les diplomates américains en poste à Moscou ! Ironie ou entêtement trumpophile, un an plus tard, tandis que Moscou renvoie les deux tiers de la représentation diplomatique américaine en réponse à de nouvelles sanctions de Washington, la remise est de -20 % pour ceux qui quittent la Russie... 

"Quoi que nous disions, ce sera interprété comme une ingérence dans le processus électoral et retenu contre nous..." (D. Peskov)

L’étrange bienveillance russe à l’égard de l’ancien homme d’affaires new-yorkais reposait (et repose toujours) sur un constat simple : Donald Trump nourrit une certaine sympathie envers Vladimir Poutine, avec lequel il s’est à plusieurs reprises dit prêt à renouer. Toutefois, la Maison-Blanche n’a pas la main sur l’ensemble des décisions politiques et n’a pas pu grand-chose, sur le dossier russe, face à un Congrès et des institutions (en particulier les agences de renseignement) particulièrement mal disposés à l’égard de Moscou. 

En d’autres termes, pour que les relations bilatérales s’améliorent,

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