Souscrivez à l'Offre Découverte : 2 semaines d'accès illimité et gratuit au Courrier de RussieJe souscris à l'Offre Découverte

Haut-Karabagh : le dilemme d’une intervention russe

Haut-Karabagh
Le dilemme d'une intervention russe

Martakert (Arménie), le 24 octobre 2020. Jonathan Alpeyrie

Le bombardement récent, par l'Azerbaïdjan, de deux installations militaires en Arménie, a ravivé les risques d’une guerre entre les deux républiques caucasiennes. Si elle éclatait, comment réagirait Moscou, alliée d’Erevan au sein de l’Organisation du traité de sécurité collective ? La diaspora arménienne installée en Russie reproche d’ores et déjà à Vladimir Poutine sa passivité sur le dossier du Haut-Karabagh... 

L’Arménie et la Russie sont deux pays fondateurs du Traité de sécurité collective, signé en mai 1992. L’objectif est alors de garantir la paix des États nés après l’effondrement de l’URSS. Si l’idée de défense collective s’inspire du modèle de l’OTAN, elle se heurte rapidement aux tensions entre anciennes républiques socialistes – entre l’Ouzbékistan et le Tadjikistan, puis entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan (signataire du traité en 1993 avant de se retirer en 1999), déjà en guerre au Haut-Karabagh entre 1988 et 1994. 

Pendant près d’une décennie, la méfiance mutuelle des États membres empêche la création d’un organisme de contrôle, en charge de l'application et du respect des dispositions du traité. La situation change en 2002, à l’initiative de Vladimir Poutine, avec la création de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC). Un Secrétariat général, un Conseil permanent, un État-major voient ensuite le jour, ainsi qu’une Force d’intervention rapide, en 2009. Des exercices militaires conjoints se tiennent régulièrement afin de coordonner la réponse des membres de l'organisation en cas d’agression contre l'un d'eux.

Moscou et Erevan entretiennent d’étroites relations bilatérales dans le domaine militaire.

Rapidement, l’OTSC apparaît moins comme une alliance militaire à part entière que comme un cadre pour le développement des relations bilatérales entre la Russie et les autres États membres – Arménie,

Il vous reste 75% de l'article à consulter...

Souscrivez à l'Offre Découverte :
2 semaines d'accès illimité et gratuit au Courrier de Russie

Je souscris sans CB

Déjà abonné ?

Se connecter