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Force de la Sibérie 2 : un projet pharaonique de secours

Force de la Sibérie 2
Un projet pharaonique de secours

Pour l’analyste Mikhaïl Kroutikhine, le nouveau mégaprojet de Gazprom vise essentiellement à palier l’incapacité d’un autre gazoduc, Force de la Sibérie, à livrer les volumes gaziers promis à Pékin. Ses prétendues ambitions géopolitiques seraient un écran de fumée.

Il y a plusieurs semaines, Alexeï Miller, le patron de Gazprom, annonçait le lancement d’un nouveau projet de gazoduc, Force de la Sibérie 2. Partant des gisements de Sibérie occidentale (notamment ceux de la péninsule de Iamal), il permettrait officiellement de livrer à la Chine, via la Mongolie, jusqu’à 50 milliards de mètres cubes de gaz par an – en plus des 38 milliards de Force de la Sibérie, le premier pipeline russo-chinois inauguré en décembre dernier. Son tracé (6 700 kilomètres, dont 2 700 en territoire russe), à travers des zones largement inhabitées de toundra et de taïga, permettrait d’unifier les réseaux gaziers est et ouest du pays, tout en desservant de nouvelles régions de Sibérie orientale. 

Cher au Kremlin, ce projet revêt une signification géopolitique indéniable. Le tracé initial, traversant la frontière russo-chinoise dans l’Altaï et plus court de centaines de kilomètres, a été revu après que Vladimir Poutine a suggéré à M. Miller, en octobre 2019,

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Mikhaïl Kroutikhine, spécialiste hydrocarbures

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