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L’information sans préjugés ni concessions

L'information
sans préjugés ni concessions

Viktor Balaguer


Chères lectrices et chers lecteurs,

Nous sommes heureux et fiers de vous présenter cette nouvelle formule du Courrier de Russie, un journal déjà fort de son histoire, papier puis digitale, mais encore très jeune puisque qu’il s’apprête à souffler seulement ses dix-huit bougies.

Dans les jours qui viennent, outre le nouveau logo et le design revisité de nos pages, vous découvrirez plusieurs innovations : une application pour smartphone ‒ simple d’utilisation et particulièrement intuitive ; l’actualité vue au quotidien par des photographes russes ; de nouvelles rubriques (vidéos, portraits, climat, défense…) ; de nouvelles signatures, françaises, russes et étrangères, nous permettant de toujours mieux décrypter le rôle, la place et l’influence du plus vaste pays du monde sur les scènes politiques européenne et internationale ; sans oublier les « micro-trottoirs », qui donnent régulièrement la parole aux Russes sur les grands dossiers politiques et les principales questions de société.

Enfin, nous avons repensé notre relation avec vous, nos abonnés, afin que nous puissions construire ensemble cette communauté que nous appelons de nos vœux, celle de tous ceux qui s’intéressent à la Russie.

Nous souhaitons vous proposer une information ouverte sur la Russie, qui invite à la réflexion et non à l’exclusion, au questionnement et non à l’opprobre. Une information sans préjugés ni concessions.

Nous entendons également vous faire partager nos propres interrogations et même, quelquefois, nos doutes. Nous ne sommes pas infaillibles, loin de là, et pour cette raison, nous nous défions de tous ceux qui pensent avoir absolument raison.

Le Courrier de Russie vous invite à participer au grand débat politique des années 2020.

La société russe (et, avec elle, celles des pays de l’ancien bloc communiste) ne doit pas être regardée ‒ ce qui est trop souvent le cas ‒ comme étant à la traîne du progrès, rétrograde ou conservatrice. Elle est d’ailleurs, par bien des aspects, beaucoup plus en phase avec le reste du monde et sa modernité que ne l’est aujourd’hui la société française.

Russie, Ukraine, Pologne, Hongrie… Alertés, bien avant la chute de l’empire soviétique, notamment par Alexandre Soljénitsyne (en 1978, lors de son discours prononcé à Harvard), sur les impasses et les errements de ceux qui vivaient à l’ouest du « Mur », les populations et les dirigeants de ces pays ont mené depuis plus d’un quart de siècle une réflexion critique sur le mode de vie que veut toujours, et par tous les moyens, leur imposer un Occident par trop vainqueur de la « guerre froide ».

L’an dernier, à l’occasion du sommet du G20 d’Osaka, Emmanuel Macron et Vladimir Poutine confrontaient leurs points de vue. Pour le président français, le « régime illibéral » porté par Moscou ne pouvait guère espérer s’inscrire dans la durée. Son homologue russe considérait, quant à lui, que « le libéralisme est obsolète » et que ses valeurs « sont en conflit avec la majorité écrasante de la population ».

Les deux chefs d’État posaient ainsi les termes du grand débat politique des années 2020, auquel Le Courrier de Russie vous convie.

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