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Ukraine : dérussification et salade idéologique

Ukraine : dérussification
et salade idéologique

La nouvelle est tombée, il y a quelques jours, suscitant l’indignation en Russie : les autorités de Kakhovka, localité de la région de Kherson, en Ukraine, s’apprêtent à mettre au rebut un monument intitulé : La légendaire Tatchanka.

Une tatchanka – l’origine du terme est floue, mais très vraisemblablement ukrainienne – est une charrette légère, donc très mobile, tirée par un ou plusieurs chevaux, trois le plus souvent, sur laquelle est fixée une mitrailleuse « Maxim », emblème par excellence de la guerre civile russe.

La légende de la révolution

« Maxim », « tatchanka », nous voici entrés de plain-pied dans la légende de la révolution – plus précisément de sa période « romantique », avec sa Cavalerie rouge, ses valeureux généraux « blancs », ses anarchistes, ses paysans révoltés contre les bolcheviks… Une période d’excès en tout genre – comme toutes les périodes romantiques – se traduisant, dans tous les camps, par les pires atrocités.

La Cavalerie rouge de Boudionny utilise des tatchankas dans sa guerre contre la Pologne (1919-1921) et l’Armée rouge y recourra périodiquement jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. On peut donc comprendre l’indignation russe devant la décision des autorités de Kakhovka qui, pour faire bonne mesure, veulent supprimer un autre monument 100 % bolchevique, représentant une jeune fille en capote militaire.

La légende veut que, balafré, couturé de partout, Makhno soit assez effrayant à voir.

Les choses, toutefois, sont plus compliquées en ce qui concerne la tatchanka.

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