S'abonner, c'est rejoindre une communauté d'experts et de passionnésDécouvrir nos offres

Gazprom sereine face au projet de gazoduc EastMed

Gazprom sereine face au projet de gazoduc EastMed

Réunis à Athènes au début de janvier, les chefs de gouvernement israélien, chypriote et grec ont signé un accord sur le projet de gazoduc EastMed, censé relier les gisements de Méditerranée orientale au sud de l’Europe.

Après l’annonce de cette signature, plusieurs voix se sont élevées pour saluer « une étape importante dans le renforcement de la sécurité énergétique européenne ». Ce gazoduc sous-marin, d’une longueur de 1 900 kilomètres et d’une capacité de 10 à 20 milliards de mètres cubes par an, dont la construction pourrait coûter entre 6 et 7 milliards d’euros, relierait au sud de l’Europe les gisements Léviathan et Aphrodite (situés, respectivement, au large des côtes israéliennes et chypriotes). Les livraisons pourraient commencer dès 2024-2025.

Pour Dmitri Marintchenko, directeur du département Ressources naturelles et matières premières de l’agence Fitch, interrogé par RIA Novosti, cette nouvelle infrastructure « peut bousculer et redynamiser le marché gazier du sud de l’Europe », en permettant au gaz israélien de concurrencer les gaz russe (livré via les gazoducs Nord stream et Turkish stream), azerbaïdjanais (gazoduc transanatolien TAP, en cours d’achèvement) et algérien. Sans compter l’impact de cette nouvelle source d’approvisionnement sur le marché du gaz naturel liquéfié (GNL). « Avec EastMed, l’UE sera en mesure de réduire sa dépendance au gaz russe,

Il vous reste 75% de l'article à consulter...

Créez votre compte et accédez gratuitement à 3 articles par mois

Je crée mon compte

Déjà abonné ? Se connecter

Mikhaïl Kroutikhine, SPÉCIALISTE HYDROCARBURES

Nord Stream 2 : Gazprom navigue à vue en Baltique

En dépit des sanctions américaines, la Russie a bien l’intention de terminer la construction du gazoduc sous-marin Nord Stream 2, qui doit relier les côtes russes et allemandes via la Baltique. Un navire-grue de Gazprom est d’ailleurs prêt à entrer en action.

 

25 mai 2020

Pétrole : un accord problématique pour Moscou

L’accord de réduction de la production, passé le 12 avril entre les principaux pays exportateurs de pétrole, va bouleverser le marché des hydrocarbures et contraindre la Russie à adapter sa politique énergétique.

 

14 avril 2020