Hydrocarbures : Vivre en bonne santé avec les sanctions

Washington vient d’adopter une nouvelle vague de sanctions contre Moscou pour sanctionner la tentative d’empoisonnement à l’arme chimique de l’ancien agent double Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, survenue au Royaume-Uni, il y a un an et demi de cela. Pour certains experts, très alarmistes, ces mesures pourraient revenir à interdire purement et simplement à la Russie d’exporter ses hydrocarbures. Mais ces inquiétudes semblent en réalité très exagérées.

En août 2018, au nom d’une loi américaine de 1991 sur l’élimination des armes chimiques et biologiques, Washington adopte un premier train de sanctions contre la Russie dans l’affaire Skripal. Les États-Unis décident la fermeture du consulat russe à San Francisco et l’expulsion de soixante diplomates. Moscou se voit également interdire l'exportation et l'importation d'un certain nombre de produits et services liés au secteur de la Défense, et refuser l’accès aux crédits des banques occidentales. Cette dernière mesure est purement formelle : les toutes premières sanctions américaines, adoptées en août 2014, en réaction à l'implication de Moscou dans la crise ukrainienne, empêchaient déjà les entreprises russes de contracter des emprunts en Europe et aux États-Unis.

Moscou ayant superbement ignoré l'ultimatum lancé par Washington après l'affaire Skripal (en refusant de laisser des inspecteurs internationaux accéder à ses infrastructures de production et de stockage d'armes chimiques), Donald Trump a ordonné, le 2 août dernier, l’adoption d’une nouvelle série de restrictions, validée par le Congrès et qui entre en vigueur pour une période d’au moins douze mois.

Chute du rouble

La Maison-Blanche enjoint aux « grandes institutions financières internationales » de refuser tout crédit – ou prolongation de crédit – à la Russie et,

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Par Mikhaïl Kroutikhine

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