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Conflit du Donbass : Volodymyr Zelensky en terrain miné

Conflit du Donbass
Volodymyr Zelensky en terrain miné

Valeriy Melnikov / RIA Novosti

L’Ukraine a un nouveau président depuis le 21 avril dernier : Volodymyr Zelensky, très large vainqueur (avec 73 % des voix) du sortant Petro Porochenko. Novice en politique, l’acteur satirique, pourfendeur de la corruption et de la toute-puissance des oligarques, va devoir justifier le crédit extraordinaire que lui ont accordé les électeurs ukrainiens. Premier dossier brûlant : le Donbass.

L'Ukraine devrait concentrer les regards de la communauté internationale pour des raisons évidentes. Les événements qui s’y déroulent depuis la révolution de Maïdan, il y a cinq ans ( « rattachement » de la Crimée à la Russie, guerre dans le Donbass et autoproclamation des républiques prorusses de Donetsk et de Lougansk), constituent la menace la plus sérieuse pour la sécurité européenne depuis les conflits balkaniques des années 1990. Ils cristallisent à la fois l’opposition russo-occidentale la plus manifeste depuis la fin de la « guerre froide », le conflit entre Moscou et Kiev et la transformation de l’État ukrainien, sujet à des accents nationalistes croissants. La crise politique dans un pays qui concentre des intérêts russes, américains et européens, ne peut que dégénérer bien au-delà de ses frontières.

Un faux « conflit gelé »

L’articulation entre tensions locales et internationales est particulièrement visible dans l’est de l’Ukraine. On présente généralement la situation dans le Donbass comme un conflit « gelé ». La réalité est toute autre. Certes, depuis février 2015, les offensives d’envergure autour d’infrastructures majeures (comme l’aéroport de Donetsk, objet de longs et violents affrontements entre septembre 2014 et janvier 2015) ont cessé, et les combats sont aujourd’hui très localisés. Toutefois, ces derniers n’ont jamais cessé, et la liste des morts continue de s’allonger. Les accords de Minsk sur un retrait du matériel militaire de la ligne de front sont loin d’être pleinement respectés, et les négociations politiques se poursuivent de manière sporadique, sans véritable efficacité : sur le plan diplomatique, aucune idée nouvelle n’est avancée pour réduire les risques de confrontation directe et pour préparer le terrain à un règlement pacifique de la crise.

Dans ces conditions, il est plus juste de parler d’une guerre de faible intensité plutôt que d'un conflit gelé.

« L'idée selon laquelle la guerre du Donbass est la conséquence de l’agression russe constitue le ciment idéologique des élites sociales, politiques et militaires de l’Ukraine post-maïdan. »

Au cours de la campagne électorale, Volodymyr Zelensky a évoqué à maintes reprises la situation dans cette région.

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