Survivre dans un train russe

Pour une réelle plongée dans l’univers d’un pays, rien de tel que d’aller là où vont ses habitants de tous les jours : nombre de globe-trotters qui souhaitent tâter de la culture d’une terre étrangère privilégient ainsi le marché forain plutôt que le musée, et l’itinérance d’une ville à l’autre plutôt que la tournée des lieux célèbres d’une capitale. Ma réelle plongée dans l’univers russe s’effectua de cette manière, par une épopée de Moscou à Vladivostok dans le fameux Transsibérien. Voici quelques techniques de survie si vous souhaitez faire de même.

Astuce n° 1 : apporter à manger

J’avais, pour des raisons financières mais surtout par curiosité, jeté mon dévolu sur la fameuse troisième classe, appelée platzkart. Cette classe, la moins chère, offre le spectacle étonnant d’une foule qui, de taciturne et fermée, peut se révéler brusquement généreuse et bavarde : il suffit que votre voisin sorte des provisions et vous voici forcé de vous empiffrer avec lui,

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Marguerite Sacco

Dernières nouvelles de la Russie

« Virgule, il meurt »

Ceux qui me lisent depuis longtemps connaissent mon goût pour les informations insolites. Les journaux russes en sont une source particulièrement nourrie, et on trouve souvent dans leur trame quelque chose de dostoïevskien : des gens excessivement sensibles réagissent d'une manière inexplicablement brutale à un événement insignifiant, et leur réaction a des conséquences dramatiques. Il n'est ainsi pas rare que le fait divers, qui commence par nous faire sourire, finisse par « virgule, il meurt. »

 

18 septembre 2019

Sainte Lada

Depuis quelques jours, un habitant de Krasnodar défraie la chronique par ses talents de bricoleur : il vient en effet de personnaliser (dans le jargon, on dit « tuner ») sa Lada, en lui greffant des roues de carrosse à la place des pneus.

 

11 septembre 2019

Anatomie du russe quotidien

Si vous avez étudié le russe, vous conviendrez que rien n’y est moins évident que l’expression « simple comme bonjour ». En effet, le seul mot destiné à se saluer, si simple dans tant de langues à force d’avoir été usé et poli par les siècles, reste en russe le cauchemar de l’apprenant, et ce dès son premier cours : « Zdravstvouïtié ! », doit-il lancer à grands renforts de R roulés et d’accent tonique.

 

4 septembre 2019