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Métaphysique des poils en Russie

J’ai parlé dans une chronique récente des moustaches de Pierre le Grand, qui lui avaient valu (entre autres chefs d’accusation) d’être caricaturé en chat. Cependant, je ne me suis pas attardée sur un fait bien connu de l’histoire russe qui y est souvent rattaché : l’impôt sur les barbes. Le tsar, rentrant de son premier voyage en Occident peu avant l’année 1700, exigea que les hommes russes se rasent la barbe : finies, les faces broussailleuses de l’ancien monde ! Faire peau neuve, c’était avant tout faire peau nette. Un oukase parut, et tous durent passer chez le barbier… Des barbiers, il y en avait d’ailleurs trop peu, mais qu’à cela ne tienne : Pierre le Grand, qui était habile de ses mains, s’estima suffisamment adroit pour raser lui-même ses amis lors des soirées qu’il faisait donner, épaulé parfois par un bouffon qui avait ordre de gifler les récalcitrants.

Des récalcitrants, il y en eut, […]

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Marguerite Sacco

Dernières nouvelles de la Russie

Société

Les patates et les Russes

Il y a deux ou trois ans, j’avais été très frappée par un petit article relatant un fait divers terrible et surprenant, survenu à Tcherdyne, près de Perm. Y était racontée la soirée de deux amis, Igor et Mikhaïl, joyeusement passée à boire chez le premier. Au cours de la discussion, celui-ci se rappelle qu’un jour, Mikhaïl a eu l’audace de lui voler des pommes de terre. La plaie est visiblement encore vive, et ils se battent à ce sujet. Arrive Andreï : voyant Mikhaïl en sang, il s’enquiert de ce qui se passe, mais, ayant appris le forfait de son ami, il lui met à son tour une raclée. Le malheureux est ensuite jeté dehors. Vient alors Vadim, qui demande les raisons pour lesquelles Mikhaïl a été jeté dehors, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

13 février 2019
Société

Veuillez patienter

J’ai lu, à l’automne dernier, qu’un Russe était mort à Oufa pendant qu’il faisait la queue à un guichet du Centre d’État de gestion du trafic automobile. L’article ne précisait pas depuis combien de temps il attendait. Pourtant, tous ceux qui ont eu à attendre à un guichet en Russie comprendront pourquoi cette question a de l’importance. En revanche, la suite de l’histoire est stupéfiante : le décès une fois constaté par les employés, ceux-ci recouvrirent le corps d’un drap bleu et laissèrent là notre homme. Les personnes présentes restèrent debout en file à côté, et des enfants jouaient près du cadavre.Bien que je n’aie encore jamais vu personne mourir en pareilles circonstances, les Russes m’ont toujours semblé avoir un rapport particulier à la file d’attente. […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

6 février 2019
Société

Bienvenue chez vous

J’ai fait en Russie la drôle d’expérience d’habiter au sein même d’une université, dans l’une des innombrables chambres qui peuplaient des étages tout aussi nombreux, eux-mêmes répartis dans divers corps de bâtiment. À l’intérieur de ce géant soviétique s’entrecroisaient des kilomètres de couloirs, dont l’élégance différait selon leur emplacement : en bas, d’immenses halls de marbre blanc donnaient à l’ensemble, dès l’entrée, des airs de palais, mais il suffisait de changer d’étage pour se retrouver dans un corridor miteux, un couloir boisé très noble, un sous-sol silencieux, une cour avec des jardins, un escalier de service, une salle de bal, un théâtre ou un vieux vestiaire désaffecté.L’université était une ville dans la ville, avec son peuple fourmillant, ses quartiers chics ou pauvres, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

30 janvier 2019

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