Les limites de la verticale du pouvoir

Le 7 juin, à la veille de la Coupe du monde, Vladimir Poutine a adressé un message télévisé à tous les membres de ce qu’il appelle la « grande et chaleureuse famille du football », autrement dit à tous les supporters russes et étrangers. Le président les invite à oublier les questions politiques le temps de la compétition, et à célébrer le football en Russie.

Le sourire affiché par Vladimir Poutine dans son message télévisé n’était pas uniquement dû à la présence des caméras ni au fait que la Russie, avec ses treize stades ultramodernes érigés dans onze villes, ses 15 000 bénévoles – dont plus de 9 000 rien qu’à Moscou – et ses centaines de sites dédiés à la compétition, est fin prête pour le lancement de la Coupe du monde, ce qu’a reconnu le président de la FIFA Gianni Infantino lui-même la semaine dernière.

La Russie dans une « zone blanche »

Depuis quelque temps, Vladimir Poutine est tout simplement de bonne humeur. Une bonne humeur que même les nouvelles sanctions américaines adoptées le 12 juin, jour de fête nationale en Russie, à l’encontre d’entreprises russes et de particuliers, n’ont pu gâcher. Dans son message, le président débordait d’optimisme – un optimisme utilisé, avant tout, comme instrument de communication politique. Selon le président russe, qui s’exprimait dans le cadre de « Ligne directe », cette émission au cours de laquelle, deux fois par an, […]

Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou abonnez-vous !

Konstantin Kalatchev, politologue