Joseph Staline représenté par Fedor Chourpine en 1946.

Staline, une nouvelle mythologie

Il y a 65 ans, le 5 mars 1953, Joseph Staline décédait.

« Beaucoup de Russes sont stalinistes. Ce sont des gens qui, intellectuellement et émotionnellement, soutiennent l’époque stalinienne » , ainsi commence un article sur le « Petit Père des peuples » publié dans le journal Zavtra (Demain).

Alexandre Prokhanov, rédacteur en chef de la publication, considéré comme un national-communiste, était un opposant farouche au pouvoir à l’époque de Boris Eltsine. Aujourd’hui, il soutient le Kremlin sur les plateaux de télévision. Ses documentaires sur l’ « époque effrayante » des années 1990 sont diffusés sur les chaînes publiques. Que s’est-il passé ?

Le plus grand dirigeant de tous les temps

Le Centre Levada, institut de sondage indépendant désigné récemment « agent de l’étranger » par les autorités russes et privé du droit de publier des enquêtes sur les intentions de vote pendant la campagne présidentielle, étudie depuis de nombreuses années l’opinion des Russes sur les dirigeants soviétiques et dresse régulièrement la liste de ceux qu’ils considèrent comme étant les « plus grands personnages de tous les temps ». À chaque publication, le top 20 de cette liste comprend seulement trois étrangers : Napoléon, Einstein et Newton. En revanche, le trio de tête inclut systématiquement Joseph Staline qui, en 2012 et 2017, se retrouvait à la première marche du classement. Il est intéressant de noter que Joseph Staline devance Vladimir Poutine. […]

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Ivan Davydov

Dernières nouvelles de la Russie

Culture

La légende de Maria Ioudina

Maria Ioudina occupe une place à part dans l'histoire de la musique en Russie. Pianiste virtuose, elle a proposé des interprétations sans pareilles. Mais si libre qu'elle fût dans la musique, son indépendance n'a jamais égalé sa liberté religieuse, y compris pendant la terreur stalinienne.

5 mars 2018
Culture

Qui veut la peau de La Mort de Staline ?

Mardi 23 janvier, deux jours seulement avant la date prévue pour la sortie en Russie de la comédie franco-britannique La Mort de Staline, le ministère russe de la Culture a retiré au distributeur sa licence d’exploitation – qu’il lui avait accordée une semaine plus tôt. Décryptage. Revirement de dernière minute La comédie du réalisateur britannique Armando Iannucci ne sortira pas en Russie le 25 janvier, comme prévu. Raison officielle invoquée par le ministère de la Culture : le film « diffuse publiquement un contenu interdit par la loi russe », sans donner plus de précisions. Mais c’est le ministère de la Culture lui-même qui avait accordé, la semaine dernière, la licence d’exploitation à l’entreprise Volgafilm, distributrice du long-métrage. Les fonctionnaires ayant pris cette décision ont donc vu le film une première fois, étape indispensable dans la procédure d’attribution. Le lundi 22 janvier, pourtant, le ministère décidait brusquement de procéder à un second visionnage, devant une commission composée, outre le ministre de la Culture Vladimir Medinski lui-même, de plusieurs figures du monde du cinéma et des arts, dont l’influent réalisateur Nikita Mikhalkov, de fonctionnaires et de juristes. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

25 janvier 2018
Société

Du dessin à l’action pour les victimes des répressions soviétiques

Armé d’un pinceau et d’une palette de couleurs, Vladimir Ovtchinnikov se bat depuis quinze ans pour honorer la mémoire des victimes des répressions politiques de la période soviétique. L’artiste, qui recouvre de dessins les façades de sa bourgade de Borovsk, à 95 km au sud-ouest de Moscou, dans la région de Kalouga, est devenu un véritable activiste, militant pour réhabiliter ceux que les autorités russes préféreraient oublier. Reportage. Un musée à ciel ouvert Dans les rues de Borovsk, impossible de manquer les dessins réalisés par Vladimir Ovtchinnikov sur les façades. Ils surgissent, monumentaux et colorés, à tous les coins de rue. L’artiste, installé sur les hauteurs depuis quinze ans, s’est véritablement approprié les murs, comptant à son actif environ une centaine d’œuvres dans toute la ville. À l’entrée de la bourgade, un portrait de Constantin Tsiolkovski accueille le visiteur – le père de l’astronautique a enseigné à Borovsk à la fin du XIXe siècle. Plus loin, on reconnaît Napoléon – l’empereur des Français y aurait passé une nuit. Car pour Vladimir, ces graffitis sont d’abord un moyen de raconter aux habitants de Borovsk leur propre histoire « qu’ils connaissent généralement très mal », […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

1 novembre 2017