Que doit-on souhaiter aux femmes russes le 8 mars ?

Olga Beshley est une journaliste et écrivaine moscovite, auteur du livre « Moï diki oukhajer iz FSB i drouguie istori » (« Mon farouche prétendant du FSB et autres histoires »), dans lequel une jeune habitante d’une mégapole se retrouve entraînée dans diverses « situations adultes » et est notamment importunée par un inconnu qui se révèle être un agent des services secrets…

En Russie, depuis l’époque soviétique, le 8 mars est simplement appelé le « 8 mars ». Ce jour-là, les hommes se doivent de souhaiter une bonne fête aux femmes, sans se demander, à de rares exceptions près, ce que les femmes aimeraient vraiment qu’on leur souhaite ce jour-là.

Je pense – mais je peux me tromper – que, cette année, le 8 mars sera particulier. Sur un groupe Facebook très fermé, créé en soutien aux hommes qui défendent les valeurs féministes et comptant 400 membres, un utilisateur a posé la question suivante : « Qu’allez-vous faire le 8 mars quand la majorité des femmes attendra de vous les traditionnels messages de félicitations ? » L’auteur du message explique ensuite qu’en Russie la journée internationale des femmes s’est transformée depuis longtemps en « rassemblement pour un rituel auquel personne ne veut participer ».

Être douce, c’est être accommodante et flexible

Du côté des femmes, à la veille du 8 mars, un groupe de jeunes Pétersbourgeoises a publié des fiches explicatives sur « ce qu’il ne faut pas souhaiter aux femmes le 8 mars 2018 ». Elles demandent notamment aux hommes de ne pas leur souhaiter d’être douces parce qu’ « être douce, […]

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Olga Beshley