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Et Poutine, alors ?

La campagne électorale bat son plein en Russie. Il est vrai que la date de l’élection présidentielle (18 mars) se rapproche dangereusement. Les débats télévisés ont commencé, réunissant tous les candidats, moins un : Vladimir Poutine.

Certains de ses rivaux s’en sont émus, notamment la seule femme en lice, Ksenia Sobtchak, qui, dès le premier débat, consacré à la politique étrangère, affirmait véhémentement qu’elle voulait débattre de ce sujet, non avec les candidats présents sur le plateau, mais bien avec l’actuel président qui, comme par hasard, n’était pas là.

Avant les débats, les électeurs avaient pu découvrir les clips de campagne des concurrents. Quelques-uns méritent le détour : Grigori Iavlinski (Iabloko) apparaissait ainsi en personnage de dessin animé au début et à la fin de son clip, avec, entre les deux, une brève intervention du candidat en chair et en os. Vladimir Jirinovski (Parti libéral-démocrate de RussieLDPR) optait, lui, pour une mise en scène genre thriller trash : agressions particulièrement sordides, […]

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Anne Coldefy-Faucard

Dernières nouvelles de la Russie

Le Courrier de Russie littéraire

Médocs et cuisine

Médocs et cuisine (À propos de Sérotonine de Michel Houellebecq et de Manaraga de Vladimir Sorokine)Au moment de la parution de Soumission, il y a exactement quatre ans, il n’était pas inintéressant de se pencher sur d’éventuels points de contact entre cette œuvre de Michel Houellebecq et le roman Telluria de Vladimir Sorokine, sorti en russe quelque deux ans plus tôt1. A priori, la tâche semblait vaine, les deux écrivains différant par leur style, leur histoire, leurs personnalités… Ils ont néanmoins plusieurs traits essentiels en commun : une vision distanciée des évolutions du monde (un monde plus français pour Houellebecq, nettement plus large pour Sorokine) et une redoutable intuition. N’est-ce pas là la marque d’une « vraie » littérature de plus en plus rare ?Par Anne Coldefy-FaucardQuatre ans plus tard, Michel Houellebecq publie Sérotonine2. Deux ans auparavant, Vladimir Sorokine a publié en russe Manaraga3. La répétition de ce calendrier relève sans doute de la pure coïncidence. Mais pourquoi ne pas se poser, aujourd’hui, la même question que pour les précédentes parutions de ces deux écrivains majeurs ?Deux errancesDeux héros, deux errances. L’ un, Florent-Claude Labrouste, quarante-cinq ans, est un ingénieur-agronome en contrat avec le ministère français de l’Agriculture. Il fonctionne aux médocs, notamment au Captorix, un antidépresseur qui « libère » la sérotonine ‒ la molécule du bonheur. Mais, du jour au lendemain, Florent-Claude Labrouste abandonne tout ce qui fait sa vie et part – cas de figure assez fréquent dans les romans de Houellebecq. Commence alors une sorte de tour de France – la France contemporaine.L’autre héros, Gueza, trente-trois ans, est né à Budapest, d’un père juif de Biélorussie et d’une mère tatare polonaise, réfugiés en Hongrie. Nous sommes aux environs de 2050, après diverses révolutions islamiques et une guerre qui ont ravagé l’Europe. Errance, donc, dès la naissance, renforcée par l’activité professionnelle de Gueza : il est un cuisinier reconnu, tant et si bien qu’il ne travaille plus que sur demande, dans le monde entier. Un cuisinier un peu particulier, nous y reviendrons.L’errance du héros de Houellebecq lui fait parcourir une France en pleine décrépitude, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

15 mars 2019
Culture

Houellebecq / Sorokine :
Médocs et cuisine

Au moment de la parution de Soumission, il y a exactement quatre ans, il n’était pas inintéressant de se pencher sur d’éventuels points de contact entre cette œuvre de Michel Houellebecq et le roman Telluria de Vladimir Sorokine, sorti en Russie quelque deux ans plus tôt*. A priori, la tâche semblait vaine, les deux écrivains différant par leur style, leur histoire, leurs personnalités… Ils ont néanmoins plusieurs traits essentiels en commun : une vision distanciée des évolutions du monde (un monde plus français pour Houellebecq, nettement plus large pour Sorokine) et une redoutable intuition. N’est-ce pas là la marque d’une « vraie » littérature de plus en plus rare ?Aujourd’hui, Michel Houellebecq publie Sérotonine**. Deux ans auparavant, Vladimir Sorokine a publié (en russe) Manaraga***. La répétition de ce calendrier relève sans doute de la pure coïncidence. Mais pourquoi ne pas se poser, aujourd’hui, la même question que pour les précédentes parutions de ces deux écrivains majeurs ?Deux errancesDeux héros, deux errances. L’un, Florent-Claude Labrouste, quarante-cinq ans, est un ingénieur-agronome en contrat avec le ministère français de l’Agriculture. Il fonctionne aux médocs, notamment au Captorix, un antidépresseur qui « libère » la sérotonine ‒ la molécule du bonheur. Mais, du jour au lendemain, Florent-Claude Labrouste abandonne tout ce qui fait sa vie et part – cas de figure assez fréquent dans les romans de Houellebecq. Commence alors une sorte de tour de France – de la France contemporaine.L’autre héros, Gueza, trente-trois ans, est né à Budapest, d’un père juif de Biélorussie et d’une mère tatare polonaise, réfugiés en Hongrie. Nous sommes aux environs de 2050, après diverses révolutions islamiques et une guerre qui ont ravagé l’Europe. Errance, donc, dès la naissance, renforcée par l’activité professionnelle de Gueza : il est un cuisinier reconnu, tant et si bien qu’il ne travaille plus que sur demande, dans le monde entier. Un cuisinier un peu particulier, nous y reviendrons.L’errance du héros de Houellebecq lui fait parcourir une France en pleine décrépitude, paumée, comme l’est Florent-Claude, lancé dans ce qui est pour lui une équipée de la dernière chance.L’errance de Gueza lui est, outre les nécessités de sa profession, en quelque sorte consubstantielle : il est, deux générations plus tard, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

11 janvier 2019
Société

C’est (encore) Noël !

« C’est Noël dans toute la maison. Ça sent bon le parquet ciré, l’encaustique, le sapin. On a éteint les lampes mais toutes les veilleuses [les veilleuses d’icônes] brûlent. Les poêles ronflent et crépitent. […] Les vitres sont complètement gelées. […] Dans le fond du salon, le sapin se dessine, masse sombre et mystérieuse, tout nu encore, et pourtant déjà différent de celui acheté au marché. La flamme pourpre de la veilleuse palpite à peine au travers, telle une étoile dans la forêt… Mais demain !…* »Demain, ou plutôt après-demain pour 2019, soit le 6 janvier au soir et le 7 toute la journée, c’est Noël orthodoxe en Russie, le calendrier julien – et non grégorien – rythmant la vie religieuse. Une semaine plus tard, on fêtera « l’ancien Nouvel An ».Ce « Noël russe », perdu avec la Russie de son enfance, Ivan Chmeliov (Moscou 1873-Paris 1950) le raconte à son petit neveu qui, né en émigration, ne connaît pas ce pays et semble n’avoir, à l’époque en tout cas, aucune chance de le connaître un jour.Du cerisier au sapinAvant la conversion de la Russie au christianisme (Xe siècle), […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

4 janvier 2019
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